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Nationale

Commerce: Alger et Nouakchott doivent relever des défis

Commerce: Alger et Nouakchott doivent relever des défis

Pour augmenter les échanges commerciaux entre l’Algérie et la Mauritanie, il est nécessaire de développer la logistique, l’infrastructure routière, mais aussi ouvrir des filières de banques algériennes en Mauritanie. C’est ce que les deux parties ont recommandé ce dimanche lors du Forum économique organisé à Alger, dans le but d’augmenter les relations économiques et commerciales bilatérales.

En effet, le vice-président de la Chambre algérienne de Commerce et d’Industrie plaide pour l’ouverture d’une filiale d’une banque algérienne en Mauritanie dans le but de faciliter les opérations de paiement. « Dans le commerce extérieur, le premier problème c’est le paiement. Si on arrive à trouver une solution à ce problème, on atteindra des volumes d’échanges de beaucoup supérieurs », a-t-il estimé. D’autant que le volume des échanges commerciaux entre les deux pays enregistre une augmentation considérable, suite à l’ouverture du poste frontalier de Tindouf. « Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a dépassé 50 millions de dollars en 2017. Notre but est d’atteindre d’ici peu 100 millions de dollars », a précisé Riad Benamor, qui dit que tous les produits algériens peuvent être placés sur le marché mauritanien, citant l’agroalimentaire, l’électroménager le textile…Surtout que le groupe mauritanien HB propose une panoplie de produits algériens dans ses showrooms. Des produits mauritaniens peuvent également être importés avec des prix moindres, explique-t-il, à l’instar du riz, des viandes et du poisson. Benamor a en outre souligné la nécessité d’améliorer l’état des routes, notamment du côté mauritanien où un tronçon de 700 kilomètres n’est pas encore goudronné. « Il y a une volonté d’aller dans la résolution de ce problème », a-t-il rassuré, exprimant son souhait de voir conclure une convention commerciale pour des accords d’association.

Le but étant la réduction des tarifs douaniers au minimum et pourquoi pas, leur élimination. Cependant, dans sa déclaration à la presse, Benamor a signalé l’importance d’aller vers une étape supérieure, qui est le partenariat réel. « Après l’étape d’échange commercial, il faut aller vers l’investissement », car la Mauritanie ne doit pas être considérée uniquement comme un marché mais comme une porte vers l’Afrique de l’Ouest, qui est un marché énorme pour les différents produits algériens. De son côté, le président du Conseil d’affaires algéro-mauritanien, Youcef Ghazi, a évoqué les défis auxquels font face les échanges commerciaux entre les deux pays, en l’occurrence la meilleure manière de travailler dans le secteur bancaire ainsi que dans celui de la route. Selon lui, ce forum est une occasion pour débattre et par ricochet, apporter les solutions idoines pour promouvoir les relations bilatérales. Il a par ailleurs signalé la présence timide des produits mauritaniens sur le marché algérien, qu’il faut encourager.

Notons que ce forum d’affaires organisé conjointement par la CACI et la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Mauritanie était marqué par la forte présence d’opérateurs mauritaniens représentant différents secteurs d’activité. Des B to B ont été également organisés pour discuter des opportunités d’affaires.

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