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Nationale

Commerce : à quand les changements ?

Commerce : à quand  les changements ?

La conférence nationale sur le commerce extérieur discute de tout à l’exception d’un point fondamental : comment transformer les gros importateurs en capitaines d’industrie. Ils sont 350 000 importateurs qui ont consommé une enveloppe de 59,44 milliards de dollars en 2014.

Le pari du ministère du Commerce est d’inverser la donne en favorisant l’exportation du produit national, mais en poussant les importateurs à la production. Le repli des réserves de change en est un facteur contraignant.

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal a indiqué hier, lors de la conférence nationale sur le commerce extérieur que le gouvernement prévoit l’élaboration, dans les prochains mois, d’une loi de finances complémentaire (LFC) qui comprendra des mesures visant à une meilleure maîtrise du commerce extérieur et de l’économie nationale dans l’ensemble.

La diversification de l’économie nationale, selon le plan d’action du gouvernement, vise à parachever les réformes engagées pour mettre celle-ci sur la voie de l’émergence, tel est l’objectif de cette conférence.

Il est important de faire face à la baisse vertigineuse des cours du pétrole par la diversification des exportations et de l’économie nationale, qui constituent une réelle opportunité pour l’Algérie afin de reconsidérer la situation de son commerce » a déclaré le Premier ministre.

Par ailleurs, il a indiqué que la relance du commerce extérieur sera inscrite dans la prochaine loi de finances complémentaire ; cette nouvelle loi sera destinée à assurer une meilleure maîtrise du commerce extérieur et de l’économie nationale en général, à travers la lutte contre la corruption et la fraude dans le financement des importations pour mettre fin à l’anarchie qui caractérise cette activité.

« Il est temps de faire face a la corruption et à la fraude, et ce, conformément aux lois de la République ; le gouvernement n’hésitera pas à appliquer la loi pour réprimer ces pratique », a annoncé M. Sellal.

Par ailleurs, le Premier ministre a considéré que le retour au crédit à la consommation contribuera à l’amélioration de la maîtrise du commerce extérieur en soutenant la production nationale et en réduisant la facture des importations, ajoutant que le montant des importations est de 58,3 milliards de dollars, enregistrant par ailleurs une baisse de 2% cette année, et le montant des exportations et de 62 milliards de dollars.

Concernant les liquidités des banques, elles s’élèvent actuellement à 2 324 milliards de dinars, permettant selon Sellal de poursuivre le financement des investissements, affirmant que « des instructions précises ont été données à l’effet d’accorder davantage de crédits à l’économie ».

Il a souligné la nécessité de recouvrer les liquidités extra-bancaires estimées à 3 700 milliards de DA au profit de l’économie nationale, tandis qu’il a sommé les banques « d’assumer pleinement leur rôle » dans l’encadrement et la promotion du commerce extérieur, par le financement des investissements productifs et la dynamisation des mécanismes de contrôle des opérations de financement des importations.

Il a expliqué qu’en dépit de l’impact de la baisse des prix du pétrole, les équilibres macroéconomiques restent stables et maintenus dans une position qui permet d’accompagner cette démarche,

Evoquant le projet de loi sur les licences d’importation, qui sera soumis au Parlement durant sa session actuelle de printemps, M. Sellal a soutenu que ce nouveau texte ne signifie, en aucune manière, un retour au monopole du commerce extérieur.

Cette loi, a-t-il expliqué, « va permettre aux autorités publiques de mieux maîtriser les importations ». Il a préconisé dans ce sillage la professionnalisation des activités d’import-export.

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