Comment sauver l’année scolaire ? Les propositions des syndicats – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Comment sauver l’année scolaire ? Les propositions des syndicats

Comment sauver l’année scolaire ?  Les propositions des syndicats

La suspension des cours à cause de la propagation de la pandémie du coronavirus risque de peser lourd sur l’avancement du programme. Les syndicats du secteur voulant contribuer à sauver le reste de l’année scolaire ont proposé toutes les mesures envisageables concernant les cours et l’organisation des examens semestriels et nationaux. Leurs propositions ont été établies en fonction du taux d’avancement dans l’application des programmes dans les trois cycles de l’enseignement. 

A cet égard, Boualem Amora, président du Syndicat national des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), suggère à la tutelle l’importance de reprendre le travail avec le système du «seuil» pour déterminer les cours liés aux examens, et ce afin de faire face au retard important dans les cours.

Un état de fait causé par les grèves répétitives pendant un mois ainsi que par la fermeture exceptionnelle des écoles, suite à l’application et à la prolongation des vacances d’hiver du 9 décembre 2021 au 1er janvier 2022.

Pour M. Amoura, le processus de rattrapage des leçons sera très difficile étant donné que le taux de progression des leçons n’a pas dépassé 30% au niveau national, même si les cours reprennent le 5 février pour se poursuivre jusqu’au mois de mai sans arrêt. Le pourcentage d’avancement des leçons atteindra alors 65% au maximum. Il a, par ailleurs, appelé à l’importance d’une bonne préparation à la prochaine rentrée, et ce en élaborant une étude prospective tout en tirant les leçons de l’ expérience «coronavirus». Pour sa part, le chargé de communication et coordinateur national du Conseil national autonome du personnel de l’éducation et du secteur ternaire (Cnapeste), Messaoud Boudiba a estimé que l’avancement de l’application des programmes n’est pas catastrophique et, donc, que les cours perdus à la suite de la suspension des cours pendant deux périodes consécutives peuvent être facilement rattrapés. Il a préconisé la suppression du week-end.

Boudiba a avancé deux propositions. La première s’inscrit dans le cadre de l’octroi d’une liberté absolue aux directeurs d’établissement afin de proposer une «feuille de route» ou une stratégie pratique de compensation compatible avec la spécificité de chaque établissement scolaire. Dans le cas où les enseignants rencontrent des difficultés de rectification, il est recouru directement à l’adoption du plan B. Il s’agit alors de travailler sur l’utilisation rationnelle de la première semaine de vacances de printemps afin de parvenir à la préservation d’une année scolaire de trois semestres, puis de sauver l’année scolaire en cours d’une éventuelle année blanche, afin de permettre à tous les élèves de jouir pleinement de  leur droit à l’éducation en leur apportant une quantité importante de connaissances.

En revanche, l’ancien parlementaire, Messaoud Amraoui, a avancé trois scénarios pour sauver l’année scolaire. Il s’agit d’accélérer la constitution d’une «cellule de réflexion» ou d’entamer la réalisation d’un programme scolaire exceptionnel urgent qui corresponde à la conjoncture actuelle.

Il a proposé de supprimer les  cours et les connaissances secondaires et de se contenter des cours de base, assurant ainsi la continuité de l’étude en présentiel.

Dans le deuxième scénario, M. Amraoui a proposé de profiter des vacances du printemps qui débutent le 17 mars pour rattraper les leçons perdues dans le cas où les élèves retourneraient à l’école le 5 février, et ce pour atteindre au moins 60% d’avancement dans le programme, avant de passer à la programmation des examens pour le deuxième semestre, avec l’attribution de trois jours seulement comme période de repos pour les élèves.

Dans le troisième scénario, M. Amraoui a suggéré d’opter pour ce qu’on appelle la désignation du «seuil» basé sur un ensemble de données principalement liées au rythme d’avancement des leçons au niveau national.

Il a toutefois appelé à la nécessité de l’abandonner et de revenir à l’ancien système pédagogique afin d’accélérer le rythme du déroulement des cours, avec la nécessité d’imposer le port de la bavette et le respect de la distanciation physique sociale.

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