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Nationale

Comment les Algériens vivent le confinement ?

Comment les Algériens vivent le confinement ?

Une première dans l’histoire. La population est appelée à rester chez elle et à ne sortir qu’en cas de nécessité en raison de la propagation du coronavirus dans les quatre coins du monde.

L’Algérien, à l’instar des populations du monde, est appelé à gérer ce confinement, aussi difficile soit-il. Mais comment s’occuper tous les jours sans avoir à mettre le pied dehors ? De quoi remplir ses journées ? Et surtout comment gérer son anxiété ?

Depuis plusieurs jours, le pays vit un confinement imposé par le Covid-19. Une situation qui impose un nouveau mode de vie : revoir son emploi du temps, ses réflexes, créer des occupations. Pour mieux vivre cette période exceptionnelle, à chacun sa manière. Si pour certains cette situation est difficile à supporter, d’autres s’adaptent sans que le « dégoût » ne s’invite chez eux. C’est le cas de Tarik, professeur d’université, qui est « confiné naturellement ». La charge de travail oblige, cette dernière est grande ces jours-ci, selon ce professeur qui signale la nécessité de mettre les cours à la disposition des étudiants. Parallèlement, il ne prend pas à la légère la menace. « Je suis doublement averti puisque les domaines de la santé et de la communication me sont familiers », précise Tarik qui signale sa vigilance en adoptant des gestes barrières comme les bonnes pratiques hygiéniques. Mais cela avec calme et sérénité, sans affolement et surtout sans tomber dans la psychose qui se propage elle aussi.

Autrement, le confinement ne le dérange guère. « C’est une question de vie ou de mort, alors chacun de nous doit être responsable pour se protéger, protéger les siens et ses concitoyens », précise-t-il, insistant sur la nécessité d’éviter tout climat de psychose. Selon lui, l’enjeu de l’information est capital. Il préconise de multiplier les campagnes de sensibilisation et d’information en expliquant de manière simple aux citoyens de quoi il s’agit et comment procéder.

Pour ce professeur d’université, les médias sont la clé dans cette course contre la montre et aux citoyens de sélectionner les sources d’information et d’éviter les fake news, abondantes en ces temps. Karim gère plutôt ses nuits que ses journées. Depuis le confinement, cet universitaire vit la nuit. « J’avais tellement besoin de repos donc je profite pour me reposer. Mais il y a un inconvénient : Des gens meurent », explique karim qui garde un œil veillant sur la situation. Académicien qu’il est, il publie sur son compte facebook des statistiques quotidiennes sur la propagation du Covid-19 dans au moins dix pays différents pour faire la comparaison. Si lui n’est pas une personne vulnérable à choper le virus, il respecte à la lettre les mesures de précaution pour protéger son entourage.

Par contre, le stress hante Lynda. « Je m’angoisse à chaque publication du bilan du ministère de la Santé », fait savoir cette mère de famille qui ne badine pas avec les mesures préventives, notamment pour ses enfants. « Je surveille de près mes enfants en les surveillant sur tout ce qui peut nuire à leur santé. Je stresse trop surtout que la mesure du confinement ne soit pas respectée à 100 % chez moi », précise-t-elle.

Rester à la maison ne la dérange pas du tout d’autant qu’elle continue à assumer ses responsabilités professionnelles à partir de chez elle avec le télétravail. Une option pas toujours facile à gérer. « Concilier travail et vie familiale n’est pas évident », ajoute-t-elle. Quant à Ouarda, fonctionnaire, même si la peur de choper le virus ne la quitte pas, elle gère tant bien que mal cette situation. « Je profite de ce temps. J’ai renoué avec la lecture et le sport que j’avais abandonné faute de temps », dit-elle.

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