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Monde Amériques

Comment guérir du “racisme américain” ?

Comment guérir du “racisme américain” ?

Le policier américain accusé d’avoir tué l’Afro-américain George Floyd sera bientôt jugé par un jury. Bien que cet événement emblématique ait déclenché des vagues de protestations à grande échelle aux États-Unis, il ne semble pas avoir apporté de changements substantiels. Aujourd’hui, la population américaine est toujours confrontée à une discrimination raciale omniprésente.

Il suffit de regarder une autre affaire pour voir comment le racisme a profondément pénétré le système policier et judiciaire américain.

Le 23 février, le grand jury américain a annoncé la non-inculpation du policier impliqué dans l’affaire de Daniel Prude, un Afro-américain décédé des suites de violence policière. L’affaire avait occupé les devants de la scène l’année dernière. Ce résultat est devenu un autre « talisman » pour les violences policières américaines.

Cependant, le monde ne peut ignorer que les Américains souffrent de discrimination raciale. Lors de la 46e session en cours du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, un certain nombre de rapporteurs spéciaux des Nations unies et d’experts sur les droits de l’Homme ont publié une déclaration conjointe appelant le gouvernement américain à prendre des mesures de réforme approfondies pour mettre fin à la violence policière et lutter vigoureusement contre le racisme et les discriminations raciales systématiques.

On a pu voir les cicatrices du racisme au sein de la société américaine encore et encore déchirées en 2020 sur fond de COVID-19. Le taux d’infection par la COVID-19, le taux d’hospitalisation et le taux de mortalité des Afro-Américains sont respectivement trois fois, cinq fois et deux fois supérieurs à ceux des Blancs. En outre, la probabilité que les Afro-Américains soient tués par la police est trois fois supérieure à celle des Blancs.

D’autres communautés minoritaires sont également victimes de discrimination et de torture. Au cours des derniers mois, la violence contre les communautés asiatiques aux États-Unis n’a cessé de s’intensifier. Selon les données de l’Asian American Bar Association de New York, en 2020, le nombre de victimes asiatiques de crimes haineux dans la ville a augmenté de 867 % par rapport à 2019 !

Pourquoi les cicatrices du racisme aux États-Unis ne cessent-elles de s’ulcérer depuis des centaines d’années ? Est-ce devenu une maladie incurable ?

D’un point de vue historique, ni la discrimination raciale ni le suprémacisme blanc n’ont pris fin avec la fin de l’esclavage aux États-Unis. Bien que la lutte et les mouvements n’aient jamais cessé, le suprémacisme blanc gravé dans les gènes des États-Unis est devenu le plus grand obstacle à l’avènement de l’égalité raciale dans le pays.

D’un point de vue réaliste, l’inaction et même l’action arbitraire des politiciens américains ont toléré et encouragé la propagation du racisme. Surtout durant le mandat du précédent gouvernement, les politiciens américains ont qualifié à maintes reprises le nouveau coronavirus de « virus chinois » dans le but de désigner des boucs émissaires, ce qui a incité à la discrimination et aux préjugés de la société contre les Américains asiatiques, formant une sorte de « nouvelle discrimination raciale ». Par conséquent, les « crimes haineux » se sont multipliés.

Avec l’intensification de la polarisation politique, les politiciens qui ne se préoccupent que des suffrages, manquent de motivation à résoudre véritablement le problème de la discrimination raciale. Aux élections générales, pour briguer les voix des communautés minoritaires, ils n’ont cessé de « promettre dans le vide », mais ils ont rarement pris des mesures concrètes.

Ce qui est plus éhonté, c’est que d’une part, les politiciens américains laissent le racisme piétiner les droits de l’Homme du peuple américain, de l’autre ils s’ingèrent de manière flagrante dans les affaires intérieures d’autres pays sous couvert des droits de l’Homme. Cette pratique flagrante du « deux poids deux mesures » n’est rien d’autre qu’une grande humiliation pour les minorités aux États-Unis qui luttent pour l’égalité raciale.

Les conséquences néfastes de la discrimination raciale ont mis à nu les problèmes institutionnels et structurels des États-Unis et de l’hypocrisie des droits de l’Homme à l’américaine. Si le gouvernement américain ne prend pas de mesures concrètes, les rêves évoqués par Martin Luther King il y a plus de 50 ans dans son discours « J’ai un rêve » pourraient n’être que des rêves.

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