Commémoration de la révolution: Badji Mokhtar, ce premier novembriste – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Commémoration de la révolution: Badji Mokhtar, ce premier novembriste

Commémoration de la révolution: Badji Mokhtar, ce premier novembriste

En ce  mois de novembre, la mémoire de chaque algérien vibre sur les héros qui avaient déclenché la Révolution contre le colonialisme français barbare  avec pour finalité de rendre l’Algérie libre et souveraine.

Parmi ces héros qui avaient marqué la glorieuse révolution de novembre 54  figure Badji Mokhtar, ce monument de la révolution algérienne, tombé les armes à la main dans cette ferme de Djebel Béni Salah à Medjez Sfa dans la wilaya de Guelma. Pour ce mois de novembre en cours, on se remémore cette triste journée qui avait marqué la guerre de libération nationale à ses tout premiers débuts. Il faut dire que l’homme s’était voué corps et  âme à cette cause que beaucoup croyait impossible à réaliser tant le rapport de force était à l’avantage de l’occupant français qui comptait étouffer et tuer dans l’œuf un mouvement, une révolte, une Révolution que tout un peuple portait à bras  le corps.

Cette opération à  Djebel Béni Salah où un groupe de Moudjahidine s’était accroché avec une section de l’armée française avait duré toute une journée, l’ennemi avait de mandé des renforts pour venir à bout de 6 révolutionnaires qui avaient opposé une résistance farouche.  Le feu nourri de troupes françaises encadrées par des officiers qui hurlaient des ordres qu’exécutaient sans grande conviction les soldats. « Cela avait duré de 8 h du matin en ce 19 novembre 1954 jusqu’à une heure avancée de la nuit, le groupe de moudjahidine qui s’était réfugié dans cette ferme de Medjez Sfa avait reçu l’ordre de mon frère de décrocher et quitter les lieux. Ces derniers partirent à contrecœur car ils ne pouvaient désobéir. Ne restait avec lui qu’une moudjahida appelée Dzair. Il voulait ainsi préserver la vie de ses compagnons en leur assurant leurs arrières en continuant à tirer sur l’ennemi.

Les troupes françaises avaient alors utilisé des armes lourdes pour détruire la ferme qui s’effondra sur Mokhtar et sa campagne. Ainsi mourut mon frère qui avait refusé de se rendre ». a rapporté Djanet Badji,  sœur de Badji Mokhtar sur les ondes de la radio locale de Guelma. Badji Mokhtar avait été l’un des fondateurs du comité révolutionnaire pour l’unité et l’action (CRUA) à Paris en 1954 pour ensuite être l’un des membres actifs du groupe des 22 à Alger en 1955 pour ensuite être désigné à la tête du secteur de Souk-Ahras où il entraina des citoyens , collecta des armes, trouvé des caches pour ensuite participer au déclenchement de la guerre de libération nationale le 1er Novembre 1954 en attaquant la mine de Nador et la gare ferroviaire de Guelma. 18 jours plus tard il mourut en combattant pour la liberté de l’Algérie.

Cette détermination, cette résistance farouche, cette volonté, cette conviction inébranlable et cette détermination qu’il avait devrait servir d’exemple à toutes les générations d’Algériens  et un repère pour tous pour que nul n’oublie ces hommes qui se sont sacrifiés sur l’autel de la liberté et pour que l’Algérie recouvre son indépendance ; cette indépendance très chèrement payée. Leur souvenir restera gravé dans nos mémoires  et  nous éclairera à jamais pour nous indiquer le chemin à suivre.

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