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Combats en Libye après l’annonce du gouvernement de Bachagha son entrée à Tripoli

Combats en Libye après l’annonce du gouvernement de Bachagha son entrée à Tripoli

Des affrontements ont éclaté mardi à Tripoli après que le gouvernement libyen désigné par le Parlement et soutenu a annoncé son entrée dans la capitale, siège du pouvoir exécutif rival en fin de mandat et soutenu par les Etats-Unis.

Le service de presse de ce gouvernement a annoncé dans un communiqué “l’arrivée du Premier ministre du gouvernement libyen Fathi Bachagha, accompagné de plusieurs ministres, dans la capitale Tripoli, pour y débuter ses travaux”.

Le gouvernement siégeant à Tripoli, né début 2020 d’un processus politique parrainé par l’ONU, n’a pas réagi dans l’immédiat à cette annonce.

Des affrontements ont ensuite éclaté avant l’aube entre groupes armés après l’entrée du gouvernement de M. Bachagha.

Le 10 mars, des groupes armés favorables à Fathi Bachagha avaient pris position aux portes de Tripoli pour assurer sa sécurité zt soutenir face à l’exécutif en place. (photo d’illustration)

En février, le Parlement siégeant dans l’Est avait désigné Fathi Bachagha, ancien ministre de l’Intérieur, comme nouveau Premier ministre.

Mais M. Bachagha n’avait jusque-là pas réussi à évincer l’exécutif en place à Tripoli, dirigé par l’homme d’affaires Abdelhamid Dbeibah, bénéficiant du soutien des Etats-Unis et de la Turquie, qui a affirmé à maintes reprises qu’il ne remettrait le pouvoir qu’à un gouvernement élu.

Le gouvernement d’Abdelhamid Dbeibah avait comme principale mission l’organisation d’élections législatives et présidentielle, initialement prévue en décembre dernier.

Cependant, le parlement et de nombreux partis politiques ont exigé le départ de Dbeibah qui selon eux a échoué à juguler la crise économique et sanitaire tout comme ils lui reprochent de refus de présenter le bilan de son gouvernement.

Toutefois, le gouvernement libyen de Fathi Bachagha a annoncé, dans l’après-midi, son retrait de Tripoli, quelques heures après son entrée.

La Libye, pays d’à peine 7 millions d’habitants, reste minée par le chaos politique, les divisions entre institutions concurrentes dans l’Est et l’Ouest et par l’insécurité.

La production pétrolière, principale source de revenus du pays, est de nouveau otage des divisions politiques, avec une vague de fermetures forcées de sites pétroliers.

Considérés comme proches du camp de l’Est, les groupes à l’origine des blocages pétroliers réclamaient le transfert du pouvoir à M. Bachagha ainsi qu’une meilleure répartition des revenus pétroliers.

Fin avril, le Conseil de sécurité de l’ONU, divisé, a adopté une résolution du Royaume-Uni prolongeant de seulement trois mois sa mission politique en Libye, la Russie refusant toute durée plus longue tant qu’un nouvel émissaire onusien ne sera pas nommé.

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