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Nationale

Colloque sur la mémoire et la culture de la résistance : Quand l’Histoire éclaire le présent

Colloque sur la mémoire et la culture de la résistance : Quand l’Histoire éclaire le présent

Le Congrès de la Soummam a constitué un tournant décisif et a permis d’évaluer et de structurer les cadres de la lutte armée, offrant au processus de libération les bases organisationnelles indispensables pour triompher du colonialisme. C’est ce qu’a déclaré le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, au cours de la cérémonie inaugurale du colloque international sur la mémoire et la culture de la résistance, qui s’est tenu mardi et mercredi à l’université Abderrahmane-Mira de Béjaïa.

Placé sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, cette rencontre d’envergure est organisée à l’occasion de la commémoration du double anniversaire des attaques du Nord-Constantinois le 20 août 1955 et de la tenue du Congrès de la Soummam le 20 août 1956. Le secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), Si El-Hachemi Assad, a insisté sur le fait que la préservation de la mémoire nationale ne relève pas d’un simple devoir de fidélité envers le passé, mais constitue une véritable responsabilité d’Etat. «

Inscrite au cœur de la vision stratégique du président de la République et consacrée par la Constitution de novembre 2020, cette démarche vise à préserver l’unité d’une nation forgée par des luttes communes, par-delà les spécificités régionales et linguistiques », a-t-il souligné. Il a ajouté que « l’étude des langues, de la mémoire et des imaginaires liés à la résistance constitue aussi une lecture de la manière dont s’est forgée la conscience nationale algérienne ».

Axé sur le thème « Culture de la résistance, entre histoire, mémoire et imaginaire », le colloque rassemble des universitaires, chercheurs et historiens algériens et étrangers. Une séance scientifique a été tenue hier, présidée par le Dr Mohamed Lahcen Zeghidi, président de la commission nationale de la mémoire et de l’histoire. Des figures académiques internationales, telles que le chercheur gambien Lang Fafa Dampha et l’historien français Gilles Manceron, ont pris part aux débats pour analyser « la portée humaine et civilisationnelle de la résistance algérienne ».

La journée inaugurale a été marquée par des moments de forte charge symbolique, notamment à travers une cérémonie d’hommage aux bâtisseurs de l’indépendance et à leurs familles, parmi lesquels le moudjahid Meziane Arsalat, la famille du regretté moudjahid Djoudi Atoumi et la veuve du chahid Mohamed Saïd Adri. Plusieurs initiatives ont ponctué la première journée.

En premier lieu, Algérie Poste a dévoilé un timbre spécial édité à 100 000 exemplaires (au prix de 50 DA) pour ancrer durablement cet anniversaire dans la mémoire collective, et une convention-cadre a été signée entre le Centre de recherche en technologies agroalimentaires (CRTAA) et l’université de Béjaïa pour renforcer la synergie entre recherche scientifique et développement socio-économique.

Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit a également inauguré deux expositions historiques organisées de concert avec la Direction générale des archives nationales, mettant en valeur des documents et témoignages inédits de la Révolution. Il convient de noter que ce colloque s’inscrit pleinement dans les efforts de l’Etat pour ancrer une connaissance consciente et documentée de l’Histoire, valorisant ainsi le patrimoine national comme pilier de la souveraineté.



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