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Nationale

Colloque scientifique à l’université Blida 2 : L’impact de l’IA sur la profession de traducteur

Colloque scientifique à l’université Blida 2 : L’impact de l’IA sur la profession de traducteur

Les académiciens ont discuté de l’impact de l’intelligence artificielle et de sa menace sur le métier de traducteur. Les participants à un colloque scientifique, organisé par l’université de Blida 2 Ali-Lounici, sur l’intelligence artificielle et la traduction, en coordination avec le Conseil supérieur de la langue arabe, ont souligné la nécessité de concilier traduction automatique et traduction mot à mot (fonctionnelle).

Dans ce contexte, le responsable du colloque scientifique, Toufik Chabou, a déclaré que l’utilisation de la machine est nécessaire dans la traduction, comme dans tout autre domaine, et ce au quotidien.

Il a souligné que la traduction est devenue une industrie semblable aux autres industries physiques, ajoutant que certains estiment que les développements dans le domaine de la traduction automatique menacent désormais la profession et que les traducteurs vont être remplacés par la traduction automatique tandis que d’autres estiment que la tâche de la machine humaine est indispensable, notamment dans la compréhension de textes complexes qui nécessitent des compétences humaines.

Le même intervenant a ajouté que malgré tous les développements dans le domaine de l’intelligence artificielle, la machine ne peut pas comprendre un texte avec un contexte culturel spécifique ou une nature de domaine spécifique, ce qui rend nécessaire la compétence humaine pour réviser le texte traduit automatiquement.

Dans le même contexte, l’animateur du colloque a évoqué les lacunes matérielles des logiciels et systèmes de traduction directe de texte, qui conduisent à une traduction éloignée de la langue de masse et celle souhaitée, en plus d’élever les exigences juridiques et éthiques des questions qui représentent un problème important dans l’intelligence artificielle, en particulier la paternité, la créativité et l’étendue de l’éligibilité de l’intelligence artificielle.

Le même intervenant a appelé à la nécessité de concilier la traduction automatique avec la traduction ordinaire pour accroître le contenu arabe provenant de diverses sciences et domaines, ajoutant que l’acte de traduction, tant dans ses systèmes humains qu’industriels, demeure aujourd’hui un acte scientifique, humanitaire, culturel et une nécessité culturelle qui recherche les points communs entre les humains et améliore la communication entre les individus et les groupes, contrairement à leurs croyances, leurs ethnies et à la diversité de leurs cultures.

Dans le même contexte, le président du Conseil supérieur de la langue arabe, Saleh Oubelaid, a déclaré dans son intervention que la langue arabe a besoin de l’intelligence artificielle pour stocker son contenu numérique, ajoutant qu’elle est le meilleur moyen de traduction automatique, et le rôle du traducteur ici n’est qu’un outil de révision.



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