Code de la route : Plus strict que jamais
Le ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaa, a annoncé ce lundi les nouveautés du code de la route, renforçant la rigueur et la responsabilité des conducteurs et des institutions. Conformément à la feuille de route tracée par le président Tebboune, ce nouveau cadre légal vise à réduire les accidents et à sécuriser la circulation sur l’ensemble du territoire national.
Le ministre a précisé, sur les ondes de la radio nationale, que le projet de loi sur la circulation routière prend en compte toutes les causes des accidents de la route et s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle architecture juridique. Lotfi Boudjemaa a souligné que le nouveau code de la route se caractérisera par plus de rigueur et de fermeté et, pour la première fois, certaines entités seront tenues responsables en cas d’accidents. Cette réforme vise à renforcer la sécurité routière et à responsabiliser davantage les conducteurs et les institutions concernées.
Le ministre a déclaré que ce dispositif est mis en place pour réduire le nombre d’accidents et améliorer la sécurité des citoyens sur l’ensemble du territoire national. Parmi les nouveautés introduites, certaines mesures clés ont été détaillées. La responsabilisation des acteurs et entités est désormais plus stricte, certaines institutions et prestataires, notamment dans la formation et le contrôle des conducteurs, peuvent être tenus légalement responsables en cas d’accidents.
Le président Tebboune avait déjà, lors du dernier Conseil des ministres, donné des instructions pour renforcer l’efficacité des mesures prévues, notamment en facilitant le travail de la justice et des services de sécurité et en recrutant des agents assermentés chargés de contrôler les véhicules et d’enquêter sur les accidents.
Le contrôle technique est également renforcé. Les véhicules et remorques de plus de 500 kg doivent passer par un contrôle avant toute mise en circulation. De plus, toute transformation notable d’un véhicule doit être validée par les services compétents pour garantir sa conformité.
Le nouveau code réforme aussi la réglementation des deux-roues. Les détenteurs du permis de catégorie A peuvent désormais conduire des motos jusqu’à 125 cc, contre 80 cc auparavant. L’obligation d’ABS est assouplie pour les 50-80 cc, ce qui pourrait réduire le coût des petits scooters urbains. Par ailleurs, la marque et la cylindrée des motos doivent être visibles et apparentes.
En outre, le code prend en compte les catégories professionnelles, les limites d’âge pour le permis et les conditions d’accès aux formations pour conducteurs. Selon le ministre, ces mesures, intégrées au décret exécutif n°25-169 du 22 juin 2025, visent à créer une chaîne régulatrice efficace, impliquant auto-écoles, conducteurs, véhicules et dispositifs de contrôle, pour sécuriser la circulation et responsabiliser tous les acteurs.