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Nationale

Code de la route et grève des transporteurs : Les partis appellent au dialogue

Code de la route et grève des transporteurs : Les partis appellent au dialogue

Dans un contexte marqué par un débat soutenu autour du projet de loi du code de la route, du prix des carburants et du mouvement de grève des transporteurs, le Front El-Moustakbal et le parti Sawt Echaâb appelle à la retenue, à la responsabilité et au rejet des discours portant atteinte à la préservation de la stabilité sociale. C’est ce qu’ont indiqué, ce lundi, les deux partis dans des communiqués distincts.

Les deux formations ont affirmé leur attachement à « une réforme progressive et concertée, fondée sur la protection de la vie humaine, la préservation de la stabilité sociale et le renforcement de la confiance entre le citoyen et les institutions de l’Etat, sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune ».

Le président du Front El-Moustakbal, Fateh Boutbig, a tenu à rappeler que « le projet de loi du code de la route suit encore son parcours législatif normal et n’a fait l’objet d’aucune adoption définitive », soulignant que toute interprétation hâtive ou jugement tranché relève davantage de la spéculation que du débat institutionnel.

Le parti a également tenu à mettre en avant que « l’objectif fondamental du texte n’est ni la sanction aveugle ni la restriction des libertés, mais bien la prévention et la protection des vies humaines », face à une situation routière qualifiée d’alarmante. Les chiffres avancés font état de près de milliers de victimes par an, entre morts, blessés et personnes lourdement handicapées, un bilan jugé « moralement et nationalement inacceptable ».

Dans la même dynamique, le président du parti Sawt Echaâb, Lamine Osmani, a estimé que « le renforcement de la sécurité routière constitue une priorité nationale qui ne peut être différée », appelant à une approche équilibrée reposant sur la prévention, la dissuasion mesurée et la lutte contre les comportements à risque, notamment la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de substances psychotropes.

Les deux formations politiques convergent sur l’importance du rôle du Parlement et en particulier du Conseil de la nation, soulignant que « le projet de loi demeure ouvert à l’enrichissement et à l’ajustement, conformément à l’article 145 de la Constitution et à la loi organique 23-06 ».

A ce titre, la possibilité de mettre en place une commission paritaire entre les deux Chambres du Parlement, avec le concours d’experts et de professionnels du secteur, a été présentée comme « un mécanisme constitutionnel sain permettant d’aboutir à un texte équilibré, juste et applicable sur le terrain », loin des logiques de surenchère ou de dramatisation.

Abordant la question des prix des carburants, le Front El-Moustakbal et Sawt Echaâb ont dénoncé « les campagnes de grossissement et de manipulation de l’opinion » ayant accompagné l’annonce d’augmentations qualifiées de marginales, comprises entre 1,40 et 3 DA.

Les deux partis ont rappelé que « l’Algérie demeure parmi les pays où le carburant est vendu à l’un des prix les plus bas au monde », grâce à un effort financier conséquent de l’Etat, qui continue d’assumer l’essentiel de l’écart entre le coût réel et le prix à la pompe. Ces ajustements sont présentés comme répondant principalement à des impératifs de modernisation, de maintenance et de continuité du service public.

S’agissant du mouvement de grève observé dans le secteur du transport, les deux formations ont salué « le choix du dialogue et de la concertation » engagé par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, en coordination avec les partenaires sociaux et les organisations syndicales.

Le parti Sawt Echaâb a considéré que « le transport constitue un service public stratégique et sensible, dont la régulation ne peut se faire que par l’écoute, la négociation et la recherche de solutions équilibrées », proposant notamment des mesures d’accompagnement, une période transitoire pour l’application de certaines dispositions du code de la route, ainsi qu’une révision graduée du régime des amendes.

En conclusion, le président du Front El-Moustakbal et le président du parti Sawt Echaâb ont appelé « à la retenue, à la responsabilité et au rejet des discours de tension », mettant en garde contre toute tentative d’instrumentalisation des revendications sociales dans un contexte régional et international particulièrement sensible.

Les deux partis ont réaffirmé ainsi « leur engagement en faveur d’un réformisme serein, protecteur de la vie humaine et garant de la stabilité sociale », estimant que seule une approche concertée et institutionnelle permettra de préserver à la fois la crédibilité de l’Etat, la dignité des professionnels et le droit du citoyen à des services publics réguliers et sûrs.



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