-- -- -- / -- -- --
Culture

Clôture du Festival du film amazigh : Pas d’Olivier d’or pour le long métrage

Clôture du Festival du film amazigh : Pas d’Olivier d’or pour le long métrage

Après cinq jours de compétition, le rideau est tombé ce lundi, en fin d’après-midi, sur la 17e édition du Festival national du film amazigh où pour lequel 23 œuvres ont été retenues. Comme l’année précédente, le jury, présidé par Saïd Eulmi, a décidé de ne remettre l’Oliver d’or à aucun des quatre films entrés en compétition ; ce qui a suscité un goût d’inachevé pour les cinéphiles, notamment les amoureux du cinéma amazigh. « Décerner l’Olivier d’or à l’un des quatre longs métrages, c’est ne rendre service ni au festival ni à la production cinématographique », a souligné ce grand connaisseur de la science cinématographique, à l’occasion de la cérémonie de clôture du festival « aucun des quatre. En effet, films n’a réussi à faire l’unanimité auprès du jury du fait que les œuvres présentées ont été faibles sur bien des points, notamment sur le plan du scénario, de la technique et bien d’autres critères retenus par le jury ». Toutefois, un prix spécial du jury a été décerné au film Tamacahut N Selyuna de Aziz Chemloul. Concernant le court métrage, outre le prix spécial du jury décerné Tayemmat de Omar Amroun, il a récompensé de l’Olivier d’or le film de Slimane Bounia, Celui qui brûle.

Ce court métrage, réalisé en 2018, a fait le tour du monde, selon le témoignage du réalisateur. Slimane Bounia a indiqué que son film a été présenté et projeté dans bon nombre de pays étrangers dont le Brésil, l’Espagne, l’Ukraine, le Maroc, les Etats-Unis ainsi qu’à l’occasion de deux festivals organisés en Angleterre et en France. Pour ce qui est de la catégorie documentaire, la mention spéciale du jury a été décernée au réalisateur Djamel Bacha pour son documentaire « Gestion des déchets de Bouzeguène ». Quant à l’Olivier d’or dans cette même catégorie, il a été attribué en ex æquo à deux réalisateurs, à savoir Abderrezak Larbi Cherif pour son film documentaire sur la JSK Asmi I Terbah, Joyeuse Saga des Kanaris et Mokrane Aït Saada pour son film Juba II. S’agissant de l’Olivier d’or pour meilleur film d’animation, il a été attribué à Rabah Khettabi pour son film Ighallen Idduklen. Le prix du public, pour la meilleure fiction, a été décerné par le public du festival à Isegmi N’Tayri de Medinah Lounès.

Quant aux prix de la meilleure interprétation féminine et masculine, ils sont revenus respectivement à l’actrice Fetta Hocini pour son interprétation dans le film Isegmi N’Tayri et à deux jeunes acteurs Nacim Khelladi et Dilem Hakim dans les rôles qu’ils ont campés respectivement dans les films le Rival et le Choc. Par ailleurs, le jury a récompensé deux enfants qui ont été admirables dans le même film le Rival de Nassim Kheladi, à savoir Samou Benhadad et Ziane Hamchaoui, qui ont joué respectivement les rôles de Bilal et Ziane. Notons enfin que cette cérémonie de clôture de la 17e édition du Film national amazigh s’est déroulée en présence d’un nombreux public des autorités locales, à leur tête, Abdelhakim Chatter, mais aussi de nombreuses personnalités artistiques et intellectuelles.

En effet, étaient présents dans la grande salle Saïd Hilmi et le grand spécialiste des questions cinématographiques, le Dr Ahmed Bédjaoui. Cet intellectuel est arrivé à Tizi Ouzou directement de Ouagadougou où il a présidé le jury du Festival du cinéma. Notons également que, dans son allocution, Smail Oulebsir, représentant personnel du ministre de la Culture, a mis a mis l’accent sur la poursuite du soutien des pouvoirs publics à la culture en général et au cinéma algérien en particulier. Le secrétaire général du ministère de la Culture a également mis à profit sa présence à Tizi Ouzou pour inviter les professionnels « à s’investir davantage dans la production et la promotion du cinéma ». Notons enfin que le Dr Ahmed Bédjaoui, suite à notre question de savoir si le cinéma algérien pourra produire un jour des réalisateurs de la trempe de John

Ford et John Sturges et des comédiens de la trempe de John Wayne et Henry Fonda, a déclaré que le cinéma américain, hollywoodien plus précisément, n’est pas seulement une affaire de personnes compétentes mais aussi une affaire de grande industrie et d’infrastructures cinématographiques. « Le cinéma algérien n’est pas mauvais », a conclu le Dr Ahmed Bédjaoui.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email