Clôture du Festival de la musique symphonique: De Moscou à Damas, un final grandiose – Le Jeune Indépendant
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Culture

Clôture du Festival de la musique symphonique: De Moscou à Damas, un final grandiose

Clôture du Festival de la musique symphonique:  De Moscou à Damas, un final grandiose

La 13e édition du Festival culturel international de la musique symphonique (FCIMS) s’est achevée, mercredi soir, en apothéose à l’Opéra d’Alger Boualem Bessaih. Un voyage musical magistral a transporté le public de Moscou à Damas, avec des prestations magnifiquement rendues par l’Orchestre de Chambre de Moscou « Musica Viva » et de l’Orchestre symphonique national syrien.

Le maestro syrien Missak Baghboudariane et ses vingt musiciens ont ouvert la soirée avec un programme empreint d’émotion et de virtuosité. Les mélodies enchanteresses de Dvorak, Tchaïkovski, Bartok et Grieg ont transporté le public dans un voyage musical onirique. Un moment fort de la soirée a été l’interprétation poignante de « Alaiki mini salem », une chanson algérienne emblématique, et de « Ya Rayah » de Dahmane El Harrachi, un hommage vibrant à l’Algérie et à ses liens fraternels avec la Syrie.

Missak Baghboudariane, chef d’orchestre de l’Orchestre symphonique national syrien, a déclaré en marge du concert que « c’est toujours un honneur de participer au Festival. C’est un privilège de se produire aux côtés d’orchestres prestigieux venus du monde entier et de partager notre passion pour la musique avec le public algérien ».

L’Orchestre symphonique syrien, fondé en 1993, se distingue par son dynamisme et sa rigueur. « Nous donnons régulièrement des concerts à Damas et participons à des festivals internationaux », a expliqué Missak Baghboudariane. Et d’ajouter que « nous travaillons actuellement sur un nouveau programme qui, j’en suis convaincu, apportera une touche nouvelle et originale à la musique symphonique ».

Selon lui, la Syrie possède une riche tradition musicale et de nombreux compositeurs talentueux. « Nous avons déjà écrit des concertos pour Ney, Oud et Qanun, instruments traditionnels du Moyen-Orient. Je suis persuadé que nos compositeurs peuvent enrichir la musique symphonique avec des couleurs nouvelles et des sonorités uniques », a-t-il fait soir.

La participation de l’Orchestre symphonique national syrien au FCIMS est également un symbole d’espoir et de fraternité. « La musique est un langage universel qui transcende les frontières et les divisions, c’est un moyen de rapprocher les peuples et de célébrer notre humanité commune », a affirmé Missak Baghboudariane.

La seconde partie de la soirée a été consacrée à l’Orchestre de Chambre de Moscou « Musica Viva » sous la direction du maestro Mikhail Antonenko. Une vingtaine de talentueux instrumentistes et cinq chanteurs lyriques ont offert au public une prestation époustouflante. Le programme, riche et varié, a mis en valeur la diversité du répertoire classique, avec des œuvres d’illustres compositeurs tels que Vivaldi, Verdi, Rossini, Haendel, Tchaïkovski et Rachmaninov.

Les solistes, Antonia Vasenina et Iana Aivasian (sopranos), Tsvetana Omelchuk (mezzo-soprano), Pavel Stasenko (baryton) et Klim Tikhonov (ténor), ont sublimé le programme par leurs voix puissantes et expressives. Chacun d’entre eux a apporté sa touche personnelle et son talent à ces pièces inoubliables, suscitant l’émerveillement et l’émotion du public.

Le public a pu apprécier des pièces de compositeurs russes tels qu’Alexandre Alyabiev (1787-1851), Piotr-Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) et Sergueï Rachmaninov (1873-1943). Des mélodies et des harmonies ont illustré la grandeur de la musique classique russe. Le programme met également en valeur le génie italien avec des œuvres d’Antonio Vivaldi (1678-1741), Giuseppe Verdi (1813-1901) et Gioacchino Rossini (1792-1868). Les spectateurs ont pu se laisser porter par la virtuosité et l’expressivité de ces pièces emblématiques.

Les russes à l’œuvre

Marina Butir, à la tête de l’Orchestre de Chambre de Moscou Musica Viva, a déclaré au Jeune Indépendant que « c’est un véritable honneur pour nous de fouler le sol algérien et de prendre part à ce festival. Nous sommes impatients de partager notre passion pour la musique avec le public algérien et de découvrir sa richesse culturelle ».

Elle a précisé que « la musique possède un pouvoir rassembleur extraordinaire, elle crée un langage universel qui permet aux musiciens du monde entier de se comprendre et de se connecter, indépendamment de leurs origines ou de leurs différences ».

Abdelkader Bouazara, commissaire du festival, a dressé en marge de la clôture, un bilan très positif et des perspectives prometteuses. « Cette 13e édition du FCIMS a été un véritable succès. Nous avons accueilli près de 10 000 spectateurs tout au long de la semaine, et les concerts ont été salués par un public enthousiaste. C’est une grande satisfaction pour nous de constater que le festival continue de se développer et de s’affirmer comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musique classique en Algérie », a-t-il déclaré.

Selon lui, le succès du festival ne se dément pas d’année en année. « L’affluence du public, même pendant la période des examens, démontre l’intérêt croissant des Algériens pour la musique classique. La présence de jeunes parmi les spectateurs est particulièrement encourageante », a-t-il souligné.

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