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Monde

Clinton et Trump creusent l’écart

Clinton et Trump creusent l’écart

A un mois et demi de la fin des primaires présidentielles, des millions d’Américains sont été appelés aux urnes hier dans cinq Etats, Hillary Clinton espérant définitivement prendre le large et Donald Trump endiguer la contre-offensive de ses poursuivants.

Ni la favorite démocrate, ni le milliardaire républicain ne pourront mathématiquement atteindre la majorité requise de délégués pour l’investiture de leur parti. Mais le grand nombre de délégués en jeu devraient les rapprocher de leur but, surtout Hillary Clinton qui a déjà une avance quasi-insurmontable sur son rival, le sénateur Bernie Sanders.

Les cinq Etats de la côte est des Etats-Unis (Maryland, Delaware, Pennsylvanie, Connecticut et Rhode Island) ont organisé simultanément des primaires démocrates et républicaines. Les sondages annoncent des victoires faciles de Donald Trump, renforcé par son triomphe à New York la semaine dernière.

Chez les démocrates, Hillary Clinton est très bien placée dans les deux plus grands Etats, la Pennsylvanie et le Maryland, qui compte une importante minorité noire, politiquement plus favorable à l’ex-secrétaire d’Etat. Tous les bureaux de vote ont fermé à 20h00 (00h00 GMT).

Pour Donald Trump, l’important n’est pas seulement de gagner les primaires restantes, mais de gagner avec un très fort pourcentage. Il a besoin de rafler 58% des délégués encore en jeu pour ravir l’investiture de façon incontestable (il a aujourd’hui 846 délégués et doit atteindre la majorité absolue de 1.237).

Toute la stratégie des deux autres candidats est de l’arrêter avant cette barre fatidique, afin de provoquer un événement jamais vu depuis 40 ans : une convention d’investiture « ouverte » ou « disputée », lors de laquelle les délégués devront voter, autant de fois que nécessaire, afin de dégager une majorité absolue. La convention républicaine aura lieu à Cleveland en juillet.

Désireux de ne plus diviser les voix des républicains opposés à Donald Trump, Ted Cruz et John Kasich ont révélé dimanche un pacte de non-agression dans trois Etats qui voteront plus tard, dont l’Indiana (3 mai) où John Kasich ne fera pas campagne afin de doper les chances de Ted Cruz.

L’annonce de cette alliance a fait rugir le camp Trump, qui dénonce une collusion. « En affaires ou en bourse, si vous êtes pris pour des faits de collusion, vous finissez en prison, mais pas en politique, parce que le système est truqué », a lancé Donald Trump lors d’un meeting à Warwick, dans le Rhode Island. « Ça nous montre qu’ils sont faibles et pathétiques ».

Mais les républicains justifient leur partenariat en disant aux conservateurs qu’une investiture de Donald Trump garantirait l’élection en novembre d’Hillary Clinton à la présidence, l’investiture démocrate de celle-ci ne faisant à leurs yeux aucun doute. « Si Donald Trump est notre candidat, Hillary Clinton gagnera », a affirmé Ted Cruz avant-hier.

Bernie Sanders, après une extraordinaire campagne qu’il avait commencé avec une notoriété quasi-nulle, a engrangé une série de victoires en mars et avril, mobilisant des centaines de milliers de personnes dans d’immenses meetings.

Son message anti-système, anti-Wall Street et très à gauche a séduit la jeunesse démocrate et soumis Hillary Clinton à un examen plus rigoureux qu’elle ne l’imaginait il y a un an en lançant sa candidature. Mais le gros de l’électorat démocrate et la grande majorité des Noirs et Hispaniques se sont rangés derrière celle qui pourrait devenir la première femme présidente des Etats-Unis. 

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