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Nationale

Classification des universités dans le monde, “un classement politique”

Classification des universités dans le monde, “un classement politique”

L’ancien recteur de l’université d’Alger et actuel ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a réagi hier, pour la première fois, par rapport aux classements annuels des universités algériennes parmi d’autres dans le monde en les qualifiant de « classements politiques et, parfois, commerciaux et scientifiques ».

Ces classements qui sont établis, chaque année, par des académies étrangères, sont faits à partir d’un constat copié sur les sites web du ministère de l’Enseignement supérieur et non d’un travail fait au sein même des universités algériennes, et c’est ce qui fait d’eux des classements purement politiques loin d’être authentiques. « Ceux qui font ces classements ont tort », a expliqué le ministre lors de son intervention dans une conférence de presse hier au siège de son ministère.

« Je vous apprends qu’aucun d’entre eux ne s’est présenté à nous pour voir de plus près comment fonctionne nos universités ni pour connaître les conditions pédagogiques de nos universités. Ils ont tout simplement copié ce qui est publié sur nos sites web qui relèvent du ministère de l’Enseignement supérieur. Nous, on n’a rien à cacher. Nous publions dans la transparence les véritables conditions et informations en marche dans nos universités.

Alors, méfiez-vous de ces classements annuels, qui n’ont rien de vrai, sur la qualité et la modernité qui existent aujourd’hui dans les universités, les centres, les écoles supérieures et les instituts nationaux du pays », persiste et signe Tahar Hadjar. Abordant la nouvelle stratégie mise en route depuis quelques années dans le cadre de la réforme universitaire, M. Hadjar a déclaré que beaucoup de changements auront lieu dans le système pédagogique de l’université.

« Ces changements seront visibles dès la prochaine rentrée universitaire. Actuellement, des comités sont à pied œuvre pour être prêts d’ici la prochaine rentrée, afin de concrétiser cette stratégie qui vise à améliorer les conditions pédagogiques, à diminuer le nombre des spécialités qui n’ont plus de valeur dans un monde qui évolue chaque mois, et surtout pour donner la place qu’il faut à l’université algérienne dans l’accompagnement de l’économie nationale », a commenté le ministre.

En évoquant le système LMD, devant une nombreuse assistance composée notamment des directeurs et des présidents régionaux relevant de la tutelle, Tahar Hadjar a parlé d’une prochaine « fusion » des trois doctorats (des sciences, LMD et d’Etat) en un seul, et cela dès la prochaine rentrée universitaire.

« Peu importe le nom qu’on lui donnera, si vous voulez appelez-le doctorat algérien, l’essentiel c’est que le nouveau doctorat unifié va rassembler les trois doctorats aujourd’hui en application. Vous savez, de nombreuses entreprises ont eu des difficultés pour recruter les doctorants du fait qu’il existe une variété non nécessaire de doctorats, et cela a eu une conséquence sur les plans social et économique », dira le ministre. Un autre souci majeur, celui des masters.

Aujourd’hui, quelque 5 000 masters sont proposés dans les universités algériennes, « C’est trop », a commenté Hadjar, avant d’ajouter : « Nous allons diminuer le nombre des spécialités des masters tout comme nous l’avons déjà fait avec les licences qui étaient au nombre de 6 000 avant que nous les réduisions à 174.

Il en est de même pour le doctorat où nous avons recensé l’existence de 300 différents doctorats qui sont proposés dans les universités et dont le nombre sera également diminué ». Parlant de la qualité des cours pédagogiques, le ministre a soulevé plusieurs lacunes émanant des enseignants.

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