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Nationale

Classement des meilleures universités : L’Algérie toujours absente

Classement des meilleures universités : L’Algérie toujours absente

Le classement 2015 des meilleures universités dans le monde vient de tomber. Aucune université algérienne ne figure, hélas, sur 1 000 institutions classées. Ce classement a été publié par le Centre mondial du classement des universités (CWUR).

Le classement est dominé par les universités américaines, britanniques et japonaises. Les universités algériennes, elles, sont complètement absentes. Ceci dénote la mauvaise qualité de l’enseignement et de la recherche en Algérie, n’en déplaise aux responsables du secteur.
Au plan arabe, deux universités égyptiennes, une saoudienne et une émiratie se distinguent et elles sont les seules issues des pays arabes à figurer dans le classement du reste très attendu.

Il convient de souligner que ce classement tient compte de la qualité de l’enseignement, de la qualité des diplômes, des débouchés, de la qualité des instituts de chaque université et de leur réputation, des publications universitaires et de leur qualité, des références, de leur impact dans la société, y compris sur le plan décisionnel, et enfin du nombre de brevets d’invention délivrés.

Après ce constat peu reluisant, il convient de dire que la qualité de l’enseignement dans les universités algériennes fait défaut et cela depuis des années. Les raisons sont nombreuses mais à leur tête il y a la question des moyens consacrés à l’enseignement et à la recherche.
En effet, notre meilleure université, celle de Constantine en l’occurrence, première à l’échelle maghrébine, n’arrive qu’à la 28e place au niveau africain et à la 2256e place au niveau mondial, selon le classement du site spécialisé dans l’évaluation de la visibilité des universités « WebotmetricsRanking of world universities », qui a touché 13 000 universités dont 73 établissements universitaires algériens.

A la réduction des moyens d’acquisition du savoir et de la recherche scientifique au profit des places pédagogiques et des places d’hébergement nouvelles acquises chaque année, l’université est devenue une statistique, un objet de surenchère entre les mains de lobbies en tous genres.

Le système license-master-doctorat (LMD), introduit progressivement en Algérie à partir de l’année universitaire 2004-2005 et présenté comme une potion magique par ses défenseurs, capables de régler les problèmes de l’enseignement supérieur du monde entier en général et ceux de l’Algérie en particulier, n’a été, au final, qu’un flop qui n’est même pas reconnu par de nombreux secteurs en Algérie même. 
Aux yeux des détracteurs de ce choix stratégique d’orientation du secteur de l’enseignement supérieur, le système LMD a été dicté par les tenants de la mondialisation et visant à produire des diplômés taillables et corvéables sur le marché du travail mais point d’élite intellectuelle et novatrice.

Pour les observateurs avertis, le système LMD n’aura été au final qu’un moyen pour déréguler l’université algérienne sous prétexte de lui apporter des solutions aux problèmes dont elle souffrait depuis plus de deux décennies. A défaut de solutionner les problèmes posés, le système LMD a fini par tétaniser l’université algérienne, qui a été pionnière dans plusieurs domaines dans les années 1970.
 

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