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Nationale

Cinq chefs d’Etat présents pour un bilan mitigé

Cinq chefs d’Etat présents  pour un bilan mitigé

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul-Gheit, a affirmé lundi à Nouakchott que le 27e sommet arabe « a atteint les objectifs escomptés en dépit du contexte particulier dans lequel il s’est tenu M. Aboul-Gheit a indiqué, lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Isselkou Ould Ahmed Izid Bih, à l’issue des travaux du sommet arabe ordinaire, que « la Mauritanie est parfaitement consciente que la situation dans le monde arabe est difficile et a donc choisi comme slogan le sommet de l’espoir afin de permettre aux peuples et aux Etats arabes de renouer avec l’espoir ».

Il a précisé que le développement de l’action arabe commune a été évoqué lors du sommet qui tend « à développer le rôle de la Ligue arabe ».

Le SG de la Ligue arabe a souligné que les décisions du sommet arabe étaient politiques, sociales et économiques, précisant que la rencontre a été également sanctionnée par la Déclaration de Nouakchott.

Le ministre mauritanien des Affaires étrangères a indiqué, de son côté, que son pays « a décidé d’abriter le sommet arabe en moins de trois mois, mû par son devoir envers la nation arabe ». Il a précisé que le président mauritanien « n’a pas hésité à accueillir le sommet malgré les multiples enjeux ».

Cependant, des observateurs de la scène arabe estiment qu’il s’agit d’un sommet « en demi-teinte » dans la mesure où sur 22 pays membres, seuls quelques chefs d’Etat étaient présents et la réunion s’est résumée à un après-midi de débats, « sans décision importante ».

Les correspondants de la presse internationale font état, eux, d’un président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a voulu bien faire : ouverture d’un terminal d’aéroport flambant neuf, réfection de l’autoroute le reliant à Nouakchott, installation de tentes ultra-sécurisées pour servir de centre de conférences.

Néanmoins à la fin, le bilan est mitigé. Si le Tchadien Idriss Déby était présent au nom de l’Union africaine, seulement six chefs d’Etat arabes ont fait le déplacement dont le Soudanais Omar El-Bechir, visé par un mandat d’arrêt international, et aucun poids lourd n’était présent à Nouakchott. Le roi d’Arabie saoudite s’est fait excuser pour des raisons de santé, ainsi que le président égyptien à cause, dit-on au Caire, d’un agenda trop chargé. Le sommet a même été réduit à une journée, au lieu des deux prévues initialement.

C’était la première fois depuis la fondation de la Ligue arabe qu’un sommet se tenait à Nouakchott. Il faut dire que la Mauritanie avait été mise à la marge en raison de ses liens diplomatiques avec Israël, voulus par l’ancien président OuldTaya. La rupture formelle en 2010, puis ses efforts de réintégration régionale ces dernières années l’avaient peu à peu remis en selle. 

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