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Culture

Çini, rumba et autres merveilles

Çini, rumba et autres merveilles

Réuni lors de sa onzième session à Addis-Abeba en Ethiopie du lundi 28 novembre au vendredi 02 décembre, le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a inscrit 33 demandes d’inscription sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité et quatre éléments nécessitant une sauvegarde urgente.

Le comité, constitué de 24 pays membres dont l’Algérie, a retenu 33 demandes parmi les 37 dossiers proposés, rapporte l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

Les demandes émanent notamment de pays arabes, européens et asiatiques, elles portent sur des éléments culturels immatériels comme la danse, la musique, la gastronomie et les fêtes.

Quant aux éléments relevant de l’urgence, elles sont inhérentes au Portugal : Le processus de fabrication de la poterie noire de Bisalhães ; à l’Ouganda : La danse et musique de lyre arquée ma’di ; à l’Ukraine : Les chants cosaques de la région de Dnipropetrovsk et au Cambodge : Le chapei Dang Veng.

Au sujet des nouveaux éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel, il s’agit notamment du yoga, une pratique originaire d’Inde et populaire dans le monde, duTahtib, un art martial et sport-spectacle utilisant le bâton et pratiqué en Egypte, du Geet Gawi, des danses et chants mauriciens, de la Charreria, une pratique traditionnelle des communautés mexicaines d’éleveurs de bétail du XVIe siècle, de la Fête des Vignerons de Vevey en Suisse.

Egalement le Palov, un plat traditionnel ouzbek, des traditions slovène, slovaque et roumaine, le Lavach, un pain répandu dans l’Asie centrale au nom de six pays dont la Turquie, l’Azerbaïdjan et l’Iran, la rumba à Cuba qui font partie désormais du patrimoine de l’humanité, mais aussi l’artisanat traditionnel du çini en Turquie : des carreaux de faïence et de céramique décorés de motifs colorés et faits à la main. Ces carreaux aux formes géométriques et de motifs végétaux et animaux multicolores ornent souvent les façades de bâtiments et de maisons de toute la Turquie.

Pour les fabriquer, il faut d’abord modeler l’argile, couverte d’un premier apprêt, séchée et cuite dans des fours spécifiques. Les motifs représentent les coutumes et les croyances locales, ils sont ensuite percés sur du papier avant d’être appliqués sur la poterie avec de la poussière de charbon.

Les contours sont retracés à la main et les couleurs sont appliquées sur la surface. La poterie est enfin émaillée et cuite. Les ateliers de çini intègrent des artisans, des superviseurs et des apprentis.

Chaque artisan a un rôle spécifique : modelage, décoration et coloration, polissage, pose d’une sous-couche ou cuisson. Cet art se pratique aussi dans les foyers, des centres d’enseignement publics, des écoles professionnelles et des universités de toute la Turquie.

Au jour d’aujourd’hui, six éléments algériens sont classés au patrimoine de l’humanité : Ahellil du Gourara (2008), la chedda, le costume nuptial féminin de Tlemcen (2011), le pèlerinage du rakb de Sidi Cheikh (2013), l’Imzad(2013), instrument féminin touareg, la fête de la Sbeiba de Djanet (Illizi, 2014) et le Sbouâ de Timimoun (2015). La prochaine session de ce Comité aura lieu l’an prochain en décembre à Séoul.

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