Chute des cours du pétrole : C’est le temps du déclin – Le Jeune Indépendant
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Energies

Chute des cours du pétrole : C’est le temps du déclin

Chute des cours du pétrole : C’est le temps du déclin

C’est le temps du déclin. Le marché du pétrole subit maintenant les contrecoups de la situation économique mondiale et l’exacerbation des tensions géopolitiques dans plusieurs régions chaudes de la planète. Partout, on ne parle que de la récession et de perspectives de plus en plus sombres. Les analystes, comme les investisseurs, sont inquiets et pensent que la demande de brut va chuter encore, faisant plonger ainsi au plus bas la croissance mondiale.

Déjà, la Réserve fédérale américaine (Fed) a notamment procédé à un fort tour de vis de 0,75 point de pourcentage, la troisième hausse de taux de cette ampleur d’affilée, afin de juguler l’inflation. Elle ouvrait ainsi le bal d’une semaine de hausses des taux de nombreuses banques centrales à travers le monde, à l’exception du Japon ou encore de la Turquie.

Cette salve de relèvements est surtout le signe que « les risques de récession mondiale pourraient bien s’intensifier », accentuant la tendance baissière du brut en plombant la demande.

Or, les fortes hausses du dollar rendent le pétrole plus cher pour les acheteurs qui utilisent d’autres monnaies, ce qui peut peser sur la demande. C’est notamment le cas des géants asiatiques importateurs d’énergie, comme la Chine et l’Inde, dont les monnaies ont été parmi les moins performantes par rapport au dollar.

Comme prévu, les prix du pétrole poursuivaient lundi leur baisse de la semaine passée. Vers 10H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre baissait de 0,68%, à 85,56 dollars. Le baril de West Texas américain pour livraison le même mois, perdait 0,72% à 78,17 dollars. Le repli est considérable par rapport aux sommets atteints au cours des derniers mois.

Selon un analyste du cabinet Interactive Investor, « La combinaison de la hausse du dollar et de l’impression d’un manque de demande en raison des craintes de récession ont fait baisser le prix », bien que cette baisse des cours réduise également « un élément de pression inflationniste ».

Le brut est « en passe de perdre tous les gains de 2022 (…) à cause de la détérioration des perspectives économiques mondiales et de la hausse du dollar », appuie un autre analyste chez Mirabaud.

Si la guerre en Ukraine était le principal moteur des sommets atteints par l’or noir en mars à cause d’un possible manque d’approvisionnement en hydrocarbures, pour les analystes elle est désormais responsable de la chute des prix, en ayant poussé le monde au bord de la récession.

Pour d’autres experts, la hausse des prix des matières premières a considérablement augmenté le coût de la vie et plusieurs grandes banques centrales s’efforcent d’éteindre « par tous les moyens » ces « feux inflationnistes », à coup de resserrement agressif de leur politique monétaire comme aux États-Unis la semaine passée.

L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) a d’ailleurs revu en forte baisse sa prévision de croissance mondiale pour l’an prochain sous l’effet de conséquences plus durables qu’anticipé de la guerre en Ukraine, surtout en zone euro, et de la hausse des taux d’intérêt des banques centrales pour contenir l’inflation.

Certains pays comme le Royaume-Uni seraient déjà en récession, selon la banque d’Angleterre.

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