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Sports

Christian Gourcuff : «L’image de l’Algérie en France est tronquée»

Christian Gourcuff : «L’image de l’Algérie en France est tronquée»

Exit Halilhodzic. Définitivement. Bonjour Gourcuff. Deux techniciens, deux méthodes, deux visions différentes d’un pays qui leur a ouvert les bras (ce qu’ils reconnaissent mais chacun à sa manière, en usant d’un discours propre lié peut-être au tempérament de l’un et de l’autre) et n’a pas mis beaucoup de temps à les adopter, le public étant le baromètre, l’instrument idéal pour en mesurer le degré de popularité.

L’un comme l’autre, ils diront leur fierté de rencontrer un peuple passionné de football et respectueux de l’étranger.

De ses invités. Le premier, ruant comme on le sait dans les brancards, a souvent dit son « amour » pour le pays qui l’a accueilli et traité, trois longues années durant, comme un prince avant de partir non sans refuser (il le regrette aujourd’hui mais ne le dit pas, on le sent dans ses propos depuis l’expérience aussi éphémère que ratée du côté de la Turquie et de Tranbzonspor où il n’a pas fait de vieux os) une dernière offre de rempiler venue, dit-on (on n’a jamais pu le vérifier toutefois), de la part du 1er supporter des Fennecs, le Président de la république.

Le Bosnien, têtu (un peu à l’image de l’Algérien) comme pas possible, appréciant la polémique et les confrontations directes (voir et revoir ses coups de gueule contre les médias coupables, à ses yeux, de lui mettre trop de pression à son goût), dira en diverses occasions ce qu’il pensait (quitte à heurter) de ses hôtes.

Les bons résultats aidant, son successeur à la barre technique, Gourcuff, pratiquement son contraire, tant sur le volet technique que dans la communication (les joueurs sont unanimes à reconnaître que c’est un facteur d’apaisement qui permet au groupe d’avancer dans la sérénité) n’a pas tardé (plus tôt que prévu même) à le remplacer dans le cœur des Algériens.

Un argument de poids qui lui permet d’entrevoir sa nouvelle aventure en Algérie (« une Nation passionnée par le foot » aime-t-il à souligner à chacune de ses sorties) avec le sentiment d’avoir fait le meilleur choix de carrière. Il en parle presque avec émotion : « Je vis en Algérie. Pour avoir un impact, j’avais nécessité d’être sur place. »

Un défi prenant. « C’est l’une des raisons qui m’a poussé et intéressé pour le projet de prendre la sélection. » Ce qui le gêne le plus ? Que l’image de l’Algérie en France soit à ce point « tronquée. » Et il a vu juste. Il n’a, en tout cas, pas mis beaucoup de temps pour s’en apercevoir sans que cela ne pèse réellement sur sa mission, l’hospitalité légendaire des Algériens, il en est convaincu, faisant le reste.

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