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Choléra:A la recherche de la traçabilité des aliments

Choléra:A la recherche de la traçabilité des aliments

Le foyer de Ain Bessem, dans la wilaya de Bouira, où les premiers patients ont présenté les symptômes du choléra, dès le début août, semble être le point d’origine de l’épidémie de choléra, a expliqué Djamel Fourar, le Directeur général de la prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles au ministère de la Santé.

« Nous avons des cas à Blida qui sont de la même famille que celle qui a été atteinte à Bouira et quand ils leur ont rendu visite, ils ont ramené avec eux la maladie dans la wilaya de Blida », a déclaré M. Fourar ce samedi aux médias.

Cette information, ajoutée au fait que le foyer de Ain Bessem a été le premier à apparaître laissent penser que l’épidémie de choléra est partie de cette ville, propagée par les proches de la famille qui a été atteinte en premier et qui ont rendu visite à celle-ci avant de rentrer à Blida, où le plus grand nombre de cas a été recensé jusqu’à présent.

Toutefois, même si le faisceau d’indices fait que l’hypothèse du départ de l’épidémie à partir du foyer de Ain Bessem est la plus probable, un autre foyer a été découvert par les services sanitaires.

Il s’agit de la source de Sidi Lekbir, à Hamr El Ain dans la wilaya de Tipaza dont l’eau a été consommée par 19 patients, tous issus de la même famille et chez qui la présence du vibrion a été confirmée aujourd’hui par les analyses faites par l’Institut Pasteur d’Alger.

L’eau des robinets, suspectée par nombre de citoyens des wilayas du centre du pays d’être l’origine de l’épidémie est potable, selon le DG de la prévention du ministère de la Santé qui a indiqué que les services sanitaires sont en train de contrôler les points d’eau au niveau de la wilaya de Blida.

L’enquête épidémiologique semble avancer. Les investigations des services sanitaires risquent néanmoins d’être longues et compliquées par le manque de traçabilité des denrées alimentaires, notamment celles des fruits qui sont suspectés d’être derrière la propagation de la maladie et qui sont principalement commercialisés dans le secteur informel.

Si le ministère de la Santé parvient à repérer le fruit ou légume ayant affecté les différents malades, la difficulté résidera à retrouver le ou les vendeurs communs et l’origine

de l’aliment mis en cause. La plupart des vendeurs de fruits et légumes, notamment les vendeurs ambulants, n’ont aucune existence légale et sont donc susceptibles de disparaître sans laisser de traces.

De même que ces vendeurs ne se soucient guère de l’origine des aliments mis en vente, privilégiant le gain rapide et informel. Pour les autorités, la tâche pourrait donc être potentiellement très difficile.

Alors que l’épidémie de choléra révèle les nombreuses carences dans le système de lutte sanitaire des autorités algériennes, le choléra remet également sur le devant de la scène la situation de flou total qui existe dans le secteur crucial que représente l’agriculture. Le choléra représente ainsi une sérieuse alerte afin que les autorités accordent toute l’attention et le sérieux au souci de traçabilité des aliments que consomment les citoyens.

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