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Nationale

Choléra: La peur persiste en dépit des assurances de Hassbelaoui

Choléra: La peur persiste en dépit des assurances de Hassbelaoui

En dépit des  31 cas de guérison sur 45 confirmés sont enregistrés dans la wilaya de Blida, les habitants de cette localité, où l’origine du choléra n’est pas encore déterminée, vivent toujours un climat de psychose.
C’est ainsi qu’ils boycottent l’eau du robinet, malgré les assurances des responsables quant à sa salubrité, une situation qui a créé une ruée sur l’eau minérale.
Les citoyens évitent aussi d’acheter certains fruits, à l’instar du melon et de la pastèque, qui sont suspectés d’être irrigués avec des eaux usées.
La non-détermination des causes à l’origine de l’épidémie de choléra dans cette wilaya, contrairement à Tipasa où l’eau de la source de Sidi El Kébir serait l’origine de la propagation de l’épidémie, a fait que des commissions de contrôle viennent d’être constituées.
Et ce, afin d’inspecter la totalité des exploitations agricoles existantes sur le territoire de la wilaya de Blida.
Ces commissions auront à déterminer les causes à l’origine de l’apparition de l’épidémie de choléra, avait annoncé le wali Mustapha Layadhi, en marge de sa visite dimanche aux malades atteints du choléra, hospitalisés à l’hôpital de boufarik, spécialisé dans les maladies infectieuses.
Ces commissions rassemblent plusieurs acteurs concernés par la situation, à savoir des représentants des directions de la santé, de l’agriculture et du commerce, en plus de ceux des corps sécuritaires.
Le wali a en outre assuré que l’opération de contrôle, lancée dernièrement, touchera la totalité des exploitations agricoles de la wilaya. Selon lui, cette mesure a pour objectif de déterminer les causes à l’origine de l’apparition de l’épidémie de choléra, surtout que les analyses en laboratoire réalisées par l’Algérienne des eaux (ADE) ont confirmé la salubrité de l’eau potable gérée par cette dernière.
Le chef de l’exécutif a par ailleurs engagé d’autres mesures préventives pour endiguer l’épidémie, comme l’interdiction du commerce anarchique sur le bord des routes et l’analyse des eaux de toutes les sources non gérées par l’ADE. Cette démarche d’interdire le commerce anarchique, qui est pratiqué de plus en plus par des marchands ambulants, peut jouer un rôle dans la traçabilité du produit agricole, qui fait justement défaut dans la plupart des cas.
Depuis l’apparition de cette épidémie, l’hôpital de Boufarik a enregistré deux décès (un homme et une femme) dus au choléra, en plus de l’admission de 129 personnes présentant les mêmes symptômes et issus de quatre wilaya (Blida, Tipasa, Alger et Aïn Defla). A l’heure actuelle, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière fait état de l’enregistrement de 49 cas confirmés et de 147 autres suspectés.
 

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