Chine, fervent promoteur de la sécurité et de la stabilité au Moyen-Orient – Le Jeune Indépendant
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Chine, fervent promoteur de la sécurité et de la stabilité au Moyen-Orient

Chine, fervent promoteur de la sécurité et de la stabilité au Moyen-Orient

Conformément à la « feuille de route » et au « calendrier » définis lors de leur dialogue en mars dernier à Beijing, l’Arabie saoudite et l’Iran avancent sur la voie de la matérialisation des résolutions de Beijing, démontrant par leurs actions la sincérité de la réconciliation.

En effet, une délégation diplomatique saoudienne est arrivée le 8 avril à Téhéran, la capitale iranienne, pour discuter des détails de travaux de réouverture des ambassades et des consulats entre les deux parties. Ce déplacement intervient après l’annonce de la reprise officielle des relations diplomatiques par les ministres des Affaires étrangères des deux pays à la suite de leur rencontre à Beijing.

L’Arabie saoudite et l’Iran sont tous deux grands pays du Moyen-Orient. L’animosité qui les sépare est profonde. Aujourd’hui, grâce aux efforts de médiation de la Chine, ils ont transformé l’hostilité en amitié, ce qui offre un modèle important aux pays de la région pour résoudre leurs conflits par le dialogue et la consultation. Au cours du mois dernier, les interactions entre les pays du Moyen-Orient se sont multipliées, avec une dynamique accrue de la détente des relations.

Premier exemple, la situation au Yémen. Une délégation saoudo-omanaise est arrivée, début avril, à Sanaa, la capitale du Yémen, où elle devrait tenir des pourparlers sur le cessez-le-feu avec les Houthis. Les observateurs extérieurs prévoient que la guerre au Yémen, qui dure depuis huit ans, pourrait toucher à sa fin.

En 2014, les Houthis chiites se sont emparés de Sanaa. L’année suivante, l’Arabie saoudite a pris la tête d’une coalition multinationale pour lancer une campagne militaire contre les Houthis. La guerre au Yémen est également perçue comme un bras de fer entre l’Arabie saoudite et l’Iran, car ce dernier est considéré comme l’un des soutiens des Houthis.

Alors que l’Arabie saoudite et l’Iran se serrent la main et font la paix, le processus de paix au Yémen dispose aujourd’hui d’une opportunité importante. Si des progrès substantiels peuvent être réalisés, il s’agira d’un autre exemple réussi du règlement des différends par le dialogue et la consultation au sein des pays du Moyen-Orient.

Un autre exemple, l’interaction entre la Syrie et le monde arable. Le mois dernier, l’Arabie saoudite et la Syrie ont convenu de rouvrir leurs ambassades. Lorsque la crise syrienne a éclaté en 2011, les relations entre l’Arabie saoudite et la Syrie se sont considérablement refroidies, car les Saoudiens s’opposaient au gouvernement syrien. La Ligue arabe a également suspendu la Syrie. Douze ans plus tard, la détente des relations entre l’Arabie saoudite et la Syrie pourrait également signifier que la Syrie retournerait à la grande famille arabe.

Encore un exemple, le réchauffement des relations entre la Turquie et l’Égypte. Les ministres des Affaires étrangères turc et égyptien se sont rencontrés au Caire à la fin du mois de mars, et c’est la première fois depuis plus de dix ans qu’un ministre turc s’est rendu en Égypte. Les deux parties ont annoncé le rétablissement des relations bilatérales au niveau des ambassadeurs en temps voulu.

L’Égypte a connu des troubles politiques en 2013. Le président Mohamed Morsi a été renversé par les forces militaires dirigées par Abdel Fattah al Sisi. Les relations entre la Turquie et l’Égypte se sont fortement détériorées après que le Premier ministre turc de l’époque, Recep Tayyip Erdogan, ait critiqué publiquement et à plusieurs reprises le camp d’al Sisi. Aujourd’hui, dans un contexte de réconciliation au Moyen-Orient, les deux pays ont tendu un rameau d’olivier l’un à l’autre.

Vu la situation extrêmement complexe au Moyen-Orient, cette « vague de réconciliation » a été chèrement acquise. De nombreux analystes estiment que cette situation est le résultat de l’interaction de facteurs internes et externes.

Sur le plan interne, les populations du Moyen-Orient ont longtemps souffert de la guerre et aspirent à la paix. Actuellement, de nombreux pays du Moyen-Orient passent de la « recherche de la sécurité » à la « quête du développement ». Par exemple, l’Arabie saoudite s’est fixé l’objectif ambitieux de devenir un centre d’économie industrielle avancée et de tourisme culturel d’ici 2030, connu sous le nom de « Vision 2030 ». L’Iran s’est engagé à améliorer les moyens de subsistance de la population et à développer son économie. Un environnement de développement stable est indispensable pour atteindre ces objectifs.

Sur le plan externe, les États-Unis ont accéléré leur « retrait » du Moyen-Orient ces dernières années et continué à concentrer leur attention et leurs ressources sur la région Asie-Pacifique. De nombreux pays du Moyen-Orient estiment que Washington a abandonné ses engagements traditionnels en matière de sécurité envers ses alliés. Donc, ils sont plus désireux de rechercher une autonomie stratégique. Dans le même temps, le conflit russo-ukrainien a rappelé aux pays du Moyen-Orient la nécessité de se débarrasser de l’ingérence extérieure, renforcer la solidarité et la coopération et prendre véritablement l’avenir du Moyen-Orient en main.

La position impartiale de la Chine a gagné la confiance des pays du Moyen-Orient. Car, elle ne cherche pas de gains personnels et ne crée pas des blocs exclusifs. En particulier, l’Initiative chinoise pour la sécurité mondiale a été bien accueillie par les pays du Moyen-Orient et la communauté internationale.

Selon Robert Daly, directeur de l’Institut Kissinger sur la Chine et les États-Unis au Wilson Center, c’est grâce aux efforts ouverts et fermes de la Chine depuis plusieurs années que l’objectif d’un rapprochement entre l’Arabie saoudite et l’Iran a été atteint. Le « Wall Street Journal » a déclaré que la médiation réussie de la Chine marquait le début d’une nouvelle ère au Moyen-Orient. À en croire certains analystes, la Chine est en train de devenir un fervent promoteur d’une « vague de réconciliation » au Moyen-Orient.

Bien entendu, la situation complexe au Moyen-Orient ne date pas d’hier, et le chemin de la réconciliation ne sera pas sans heurt, d’autant plus que les ingérences et les perturbations extérieures se poursuivent. Au cours du mois dernier, les États-Unis ont bombardé des installations militaires iraniennes en Syrie, envoyé le directeur de la CIA en visite secrète en Arabie saoudite pour y exercer des pressions, et déployé des sous-marins nucléaires au Moyen-Orient … Cette série de manœuvres montre que plus le Moyen-Orient est pacifique, plus les États-Unis sont en angoisse.

Toutefois, la tendance à la paix et au développement est irréversible. Pour le Moyen-Orient, les 30 derniers jours ne sont qu’un début. La prochaine série d’événements, tels que la visite du président iranien en Arabie saoudite, le cessez-le-feu au Yémen, le retour de la Syrie au sein de la Ligue arabe et les interactions intensives de haut niveau, sont tous très attendus.

Dans cette « vague de réconciliation » au Moyen-Orient, la Chine continuera à travailler en faveur de la sécurité et de la stabilité ainsi que du développement et de la prospérité dans la région. Les gens ont toutes les raisons de croire qu’un petit pas vers la paix entre l’Arabie saoudite et l’Iran est aussi un grand pas de l’humanité vers la réconciliation par-delà les conflits.

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