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Nationale

Chiheb explique le retrait d’Ouyahia de la scène

Chiheb explique le retrait d’Ouyahia de la scène

Depuis des semaines, les observateurs ne cessent de poser des questions sur un retrait médiatique du Premier ministre Ahmed Ouyahia. Des interrogations qui ont coincidé avec des mouvements de grève dans plusieurs secteurs. 
Le retrait, volontaire ou non, de la scène médiatique du Premier ministre Ahmed Ouyahia vient d’être confirmé officiellement par un de ses lieutenants au RND, Seddik Chiheb en l’occurrence.
Ce dernier, qui animait un meeting ce weekend à Mascara, a indiqué que le mutisme du Premier ministre quant au mouvement de protestation que connaît le pays dans différents secteurs (la santé, éducation) est dû au fait que ce dernier veut se mettre en retrait pour laisser plus de place aux ministres concernés : « Le Premier ministre est en retrait afin de permettre à chaque ministère de régler sereinement les conflits sociaux et de ne pas rajouter de tension politique à la colère de la rue », dit-il. Ce qui n’était pourtant qu’une simple supputation est devenu une réalité aujourd’hui. En effet, le silence assourdissant du chef de l’Exécutif depuis plus de dix jours (mis à part une présence et une allocution lors d’une cérémonie organisée par la Protection civile) a laissé la place à des scénarios allant même jusqu’à annoncer son prochain départ.
Ce retrait a même été commenté par le président du RCD, Mohcine Bellabes qui, dans un communiqué rendu public hier, affirmait que « le cafouillage dans la gestion des agréments dans le secteur automobile démontre la mise à l’écart d’Ahmed Ouyahia des centres de décision ». « La réponse à la volonté du Premier ministre de restreindre le nombre d’opérateurs dans le domaine automobile à moins de 10 est symptomatique de sa mise à l’écart des centres de décision », a ajouté Mohcine Belabbas.
Le n° 2 du RND s’est permis de faire quelques confidences en parlant de la présidentielle de 2019 : « Concernant la prochaine échéance présidentielle, la position de notre parti est claire : si le président de la République décide de se présenter pour un cinquième mandat, nous serons avec lui et nous le soutiendrons. Dans le cas contraire, nous travaillerons à dégager une candidature de consensus », dit-il. En clair, si l’actuel président de la République renonce à briguer un 5e mandat, le RND et le FLN devront donc s’accorder sur une personnalité qui ferait consensus entre les plus grands partis. Or, le FLN de Djamel Ould Abbès ne devrait pas laisser le choix à son rival pour ce scrutin. Le SG du FLN rêve, selon des indiscrétions internes, de se présenter à cette élection. C‘est aussi l’avis de l’ancien président de l’APN, Abdelaziz Ziari, qui a livré cette information à la presse il y a quelques mois. Le SG du FLN a attendu des mois pour répondre à l’ancien président de l’APN. Le 3 février dernier, il affirmait ceci : « Dieu merci, je suis fidèle au Président avec lequel je travaille depuis treize ans », suite à la question d’un journaliste relative à son éventuelle candidature à la prochaine présidentielle. Djamel Ould-Abbès a assuré que sa seule ambition est de continuer à servir le chef de l’Etat.
La présidentielle, qui avance à grands pas, commence déjà à occuper l’esprit de certains prétendants.
 

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