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Nationale

Chasse aux migrants subsahariens dans les chantiers d’Alger

Chasse aux migrants subsahariens dans les chantiers d’Alger

Les éléments de la gendarmerie ont investi dans la nuit de samedi à dimanche plusieurs chantiers de construction et des locaux à Alger à la recherche ressortissants subsahariens qui y travaillent et logent dans des conditions précaires en vue de leur rapatriement, a-t-on constaté dans quelques localités.
A Douera, une commune à quelque 25 Km du centre de la capitale algérienne, des gendarmes ont lancé des opérations dans trois chantiers de constructions de logements AADL où des ressortissants subsahariens sont souvent aperçus et sont employés comme manœuvriers ou maçons. Les projets de construction des logements AADL sont confiés à des entreprises chinoises qui font appel à ces ressortissants pour des petits travaux refusés par les algériens. Ces entreprises ne cessent d’afficher des offre d’emplois dans la ville de Douera mais sans qu’aucun algérien n’y réponde. Ces subsahariens pour la plupart des Nigériens, des Ivoiriens, des Camerounais, des Libériens, des Maliens et des Guinéens ont été aperçu fuir les chantiers pour aller se réfugier loin des gendarmes à l’air libre par ce froid glaciale de de peur d’être appréhendé ou dénoncé.
Depuis la fin janvier, des centaines de migrants subsahariens ont été arrêtés dans la capitale. Aux mois de septembre et d’octobre 2017, plus d’un millier de personnes avaient été rapatriés au Niger, à la demande des autorités de Niamey.
Les premières arrestations ont commencé mercredi matin à Alger. Interpellées dans des lieux publics mais aussi sur des chantiers, à leurs domiciles ou dans des transports en commun, plusieurs centaines de personnes ont ensuite été emmenées dans des commissariats où l’on a pris leurs empreintes. Elles ont ensuite été regroupées dans le camp de Zéralda, à l’ouest de la capitale. Les femmes, les hommes et les enfants ont été rassemblés dans une seule pièce. Parmi les personnes arrêtées, il y a des Nigériens, des Ivoiriens, des Camerounais, des Libériens, des Maliens et des Guinéens.

Photo archive

Le camp de Zéralda est gardé par la gendarmerie, assistée par le personnel du Croissant-Rouge. D’autres personnes ont été arrêtées dans la région de Blida et Tipaza. Pour les uns, il s’agit d’un contrôle d’identité alors que pour d’autres, ce sont des rafles ciblées contre des ressortissants subsahariennes, lesquels sont conduits dans des brigades de la gendarmerie pour vérification d’identités et de régularité du séjour. Près d’une centaine de migrants venus du Niger, du Libéria, de la Guinée, de la Cote d’Ivoire qui ont été interpellés ces derniers jours et conduits dans le camp de Zeralda dans la banlieue ouest de la capitale algérienne. Surveillés par des gendarmes sous assistance du Croissant Rouge algérien (CRA). Face à cette situation, ce sont deux options qui se présentent à ces migrants : ils pourraient être relâchés avec ordre de quitter le pays s’ils sont en situation irrégulière. Au pire ils seront directement expulsés comme l’ont été les 2000 autres en octobre dernier. En octobre 2017, les autorités avaient justifié les expulsions par des raisons sécuritaires et suite à la demande du Niger de rapatrier quelques 3 000 ressortissants du pays. Le croissant rouge algérien avait ouvert 49 centres d’accueil pour l’hébergement de ses ressortissants dans l’attente de leur rapatriement. 

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