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Chasse aux 200 millions d’euros de Khalil

Chasse aux  200 millions d’euros de Khalil

La Suisse, qui a décidé récemment de lever le secret bancaire, aurait l’intention de livrer aux autorités algériennes toutes les informations concernant les avoirs financiers de l’ex-ministre de l’Energie Chakib Khelil, révèle le site d’information Swissinfo.

Selon ce site, l’ancien ministre de l’Energie aurait même demandé aux autorités financières suisses de ne pas livrer les informations concernant ses avoirs financiers aux autorités algériennes.

La demande a été rejetée et les Suisses ont signifié à l’ancien ministre qu’ils ont donné une suite favorable aux autorités algériennes qui auraient demandé les mouvements financiers de l’ancien ami de Bouteflika.

Selon des informations fournies par cette source, le tribunal fédéral suisse, en charge de l’affaire, a dit oui à un contrôle de flux d’argent d’un montant de 200 millions d’euros qui a eu lieu « en particulier entre un organisme public algérien dont l’ancien ministre était responsable et un homme d’affaires italien et de celui-ci à une autre société », a encore précisé ce site.

L’ancien ministre de l’Energie, installé aux Etats-Unis, possède des comptes dans des banques suisses et peut encore saisir la cour suprême suisse pour tenter d’entraver la livraison des informations à l’Algérie. En 2013 Chakib Khelil a nié, dans un entretien, toute implication dans l’affaire Sonatrach et Saipem. Il s’est dit même « prêt à venir à Alger dès qu’une convocation de la justice algérienne lui parviendra en bonne et due forme ». De même qu’il a démenti toute relation avec Farid Bedjaoui.

C’est en Suisse que pourraient avoir lieu les audiences au cours desquelles devraient être entendus Chakib Khelil et Farid Bedjaoui, tous deux poursuivis dans l’affaire de corruption internationale Sonatrach-Saipem.

Du fait du caractère hautement sensible de l’affaire, l’ancien ministre de l’Energie et son conseiller financier devraient, à la demande du parquet de Milan, être interrogés par des juges italiens, à Genève et non pas à Paris ou à Vienne. Une demande doit, au préalable, être introduite au tribunal du lieu où se trouvent Chakib Khelil et Farid Bedjaoui.

Ce tribunal est seul compétent pour statuer. Toutefois, la procédure risque, toujours selon le juriste, d’être lente en raison des voies de recours dont bénéficient Khelil et Bedjaoui avant que la décision d’extradition pour les besoins de l’enquête italienne ne soit définitive.

Qu’est-ce qui pourrait avoir motivé l’option Genève pour abriter lesdites audiences ? « Chakib Khelil et Farid Bedjaoui seront vraisemblablement entendus en Suisse car c’est là que se trouve une partie importante des biens et de l’argent de la corruption et c’est par là qu’a transité ou a été recyclé le produit des rétro commissions en rapport avec le scandale Sonatrach-Saipem », Il est fort possible que la justice suisse satisfasse la demande du parquet de Milan dans la mesure où il existe des conventions d’entraide judiciaire et de coopération internationale dans la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent.

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