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Chakib Khelil pris au piège

Chakib Khelil pris au piège

Barack Obama, le président américain, a transmis le 5 octobre dernier au Sénat pour approbation le traité judiciaire signé entre l’Algérie et le gouvernement américain en avril 2010 à Alger.

Le président Obama a recommandé au Sénat américain de donner rapidement un avis favorable pour la ratification de cet accord. Il a qualifié l’accord d’entraide judiciaire en matière pénale entre les Etats-Unis et l’Algérie de « moderne », visant à améliorer la capacité des deux pays à enquêter sur différents crimes.

« L’accord fait partie d’une série d’accords modernes d’entraide judiciaire négociés par les Etats-Unis pour lutter plus efficacement contre les actions criminelles. Il renforce notre capacité d’investigation et de poursuite contre un large éventail de crimes », a indiqué Obama dans un message au Sénat américain pour avoir son avis et son consentement pour la ratification de cet accord.

L’accord assure également une large coopération en matière pénale, a ajouté le président américain. En vertu de cet accord, chaque partie assiste l’autre, notamment dans la production de preuves (témoignages, documents, objets), dans l’organisation pour les personnes, y compris celles en détention, de voyages pour fournir des preuves, dans la localisation et l’identification des personnes et des objets ainsi que dans le gel et la confiscation de biens et de propriétés ayant été l’objet ou l’instrument du crime.

Cet accord ouvre la voie à une possible extradition de Chakib Khelil installé à Washington depuis son limogeage du ministère de l’Energie. A l’époque, Chakib Khelil n’était nullement inquiété par les autorités américaines car il n’existait pas de convention d’extradition entre les deux pays.

Aujourd’hui que la donne a changé à travers la signature de cet accord judicaire, il n’existe aucun obstacle à ce que la justice américaine réponde favorablement aux sollicitations algériennes si, bien sûr, le ministère de la Justice en fait la demande. Le mandat d’arrêt international lancé l’année dernière par l’ex-procureur général de la cour d’appel d’Alger contre Chakib Khelil a été annulé pour vice de forme. L’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, a été cité, pour la première fois, comme accusé dans l’affaire des pots-de-vin de Saipem actuellement jugée par la justice milanaise.

Selon un article publié par le journal La Repubblica, le nom de l’ancien ministre de l’Energie est mentionné dans l’arrêt de renvoi en qualité de celui qui a reçu les pots-de-vin de Saipem, évalués à 198 millions d’euros.

En plus de Chakib Khelil, il y a sept autres accusés, dont l’ancien numéro un de Saipem, Paolo Scaroni. Le procès concerne également des responsables de l’ENI, le géant pétrolier italien. Les enquêtes tiennent plusieurs preuves matérielles contre les mis en cause dont des communications téléphoniques entre Chakib Khelil et le patron de l’ENI.

Les pots-de-vin ont été versés par Saipem à l’ancien ministre de l’Energie et son entourage, dont Farid Bedjaoui, pour l’obtention de sept contrats pétroliers d’une valeur globale de 8 milliards d’euros. L’enquête, qui a duré plusieurs années, a permis la vérification des faits à travers des commissions rogatoires envoyées au Liban, à l’Algérie, à la Suisse, au Luxembourg et à Hong-Kong.

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