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Op-Ed

CGA à Paris : Des CRS pour 40 euros

Une honte que les diplomates algériens en poste au consulat général d’Algérie –CGA- à Paris n’arrivent toujours pas à évacuer : accéder aux locaux sans la protection des CRS français. On en parle toujours même si l’évènement s’est déroulé il y a quelques mois.

A l’heure du passeport biométrique avec un prix du timbre fiscal de 20 euros, avant que ce dernier ne se multiplie par trois. Un responsable du consulat en parle de cette communauté qui, toute honte bue, n’a pas hésité à lâcher dans la rue d’Argentine sa colère sauvage, injustifiée, sa haine ressentie à l’égard du pays d’origine, sa rage destructrice, son affront incontrôlé avec les agents du consulat allant jusqu’à dégrader les lieux, un patrimoine national donnant la pire des images à un pays qui mérite, aux temps qui courent, beaucoup plus qu’une représentation communautaire à même de redorer le blason d’un pays dont toutes les réputations affichent au top du classement des nations sous développées.

La véracité du propos est prouvée tous les jours et à chaque moment que la nécessité administrative oblige les gens à se rendre à la rue où un consulat algérien est planté -19 en France- pour une carte consulaire, pour une prorogation de passeport, pour une procuration ou pour autre chose.

Le phénomène est identique à Bruxelles où la désorganisation et l’indiscipline communautaire fait loi. Une certitude : là où une représentation diplomatique est plantée,

les CRS du pays européens ne sont pas loin, car leur devoir est d’être les derniers remparts de la protection du personnel diplomatique national et éviter l’épreuve de l’incident.

Deux remarques avons-nous envie de mettre en avant. D’abord une question : comment ces gens se comportent-ils dans les institutions publiques françaises ? Dans les préfectures, mis à part ceux qui ont droit à un traitement privilégié du bureau 9 des affaires privées de l’Etat français –les recommandées d’un tel député où les rescapés par la magie de la raison d’Etat, tous les autres ne font pas de moches en guettant le chant des mouches. Tranquillement. Sans grabuge. Sans boucan. Sans bruit.

Des images à vous inspirer le modèle de la morale. Sage la communauté devant le blanc qui va pourtant les regarder d’un œil méprisant pour ne délivrer qu’un récépissé de CS valable un mois. Au mieux trois pour un RDV dépassant les 09 mois durant lesquels le demandeur n’a que le droit de respirer en silence.

Pas celui de faire partie de la communauté active française sauf en noir. Pas le droit de fréquenter les bancs des écoles et des universités. Pas le droit de ni celui de ni, ni…
Mais il est tout content de tout bouloter en noir quand il peut, d’avoir une carte Navigo pour le métro… Jamais l’idée de « caillasser » la préfecture ne lui traverse l’esprit. Il accepte son rôle de « bougnoule » de la République en rasant ses murs.
Quelle tristesse !!!

Et l’on comprend aussi le pourquoi de cette idée farfelue, bâtarde, presque impossible que la communauté à l’étranger puisse un jour se constituer en lobbying influent. Une force pour le pays d’origine épuisant ses ressources par le savoir, le savoir-vivre, les connaissances, la discipline, l’éducation, la morale…

Ces valeurs émancipatrices existent peut-être, ou certainement qu’elles existent, mais elles sont noyées dans le déshonneur que les inconscients se disant Algériens à l’étranger nous infligent. Et parfois pour juste 40 euros, tout juste 5 petites heures de travail.

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