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Cevital et Benhamadi s’élargissent au marché africain

Cevital et Benhamadi s’élargissent au marché africain

Quatrième pays arabe le plus attractif en termes d’IDE, le soudan veut capter le maximum d’opérateurs économiques algériens, notamment dans la branche agro-alimentaire, l’électronique et les mines.
Des contactes sont déjà en cours avec deux entreprises algériennes du secteur privé pour l’investissement dans les industries agro-alimentaires et en électronique, selon le ministre de l’Investissement soudanais et envoyé spécial du président Omar Hassan Al Bachir, Moustafa Osmane Ismail.

« Il s’agit du groupe CEVITAL qui réalisera une usine de raffinerie d’huile et de sucre et du groupe Benhamadii qui compte construire une usine de fabrication d’équipements électroniques », a-t-il révélé lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, à l’issue de sa visite en Algérie. M. Ismail a indiqué que le groupe CEVITAL devra signer à la fin du mois en cours, un accord avec le gouvernement soudanais pour la construction d’une usine dans la ville de Port-Soudan sur les cotes de la mer rouge, ajoutant que le coût de cet investissement était estimé à des millions de dollars.

Quant au projet d’investissement du groupe Benhamadi, l’envoyé spécial soudanais a précisé que toutes les infrastructures de ce projet étaient prêtes et sa mise en œuvre est prévue avant la fin de l’année. Il a assuré que ces deux projets bénéficieront de plusieurs mesures incitatives et avantages offerts par le gouvernement soudanais aux investisseurs privés locaux et étrangers en sus de larges possibilités commerciales englobant 23 pays dans le cadre du marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA) dont le Soudan est l’un des membres. Il a rappelé que La COMESA est une zone de libre échange représentant près d’un demi milliards d’habitants, affranchie de toute taxe douanière ou fiscale.

« En plus du COMESA, le gouvernement soudanais a créé sept zones de libre échange pour les investisseurs privés nationaux et étrangers », a-t-il ajouté en précisant que ces zones de libre-échange sont considérées comme des espaces d’activité économique et commerciale destinés à l’exportation, affranchis de toute taxe douanière ou fiscale. Selon le ministre soudanais, les mesures incitatives offertes aux investissements étrangers directs au Soudan consistent en l’exonération totale d’impôts et de toutes les taxes douanières pendant toute la période de réalisation du projet, et ce jusqu’au lancement de la production.

Les exportations agricoles seront par contre totalement exonérées d’impôts. Les industries agro-alimentaires, l’élevage, les mines, les énergies renouvelables, la production d’électricité, les infrastructures, l’industrie du textile, l’agriculture, la communication, les banques et l’hôtellerie sont les principaux secteurs attractifs pour les investissements étrangers. Les pays du Golfe, la Chine et la Russie sont les plus gros investisseurs étrangers au Soudan.

Quant au montant des investissements directs étrangers (IDE) au Soudan, ils ont atteint 26 milliards de dollars en 2010, plaçant ce pays en 4e position sur la liste des pays arabes les plus attractifs en termes d’IDE.

Le ministre soudanais qui a fait état de 106 compagnies étrangères investissant dans le secteur minier dans son pays, a invité les compagnies algériennes à « s’imposer dans ce secteur au Soudan, notamment au volet production et exportation d’or » rappelant que les exportations d’or du Soudan s’élevaient à 50 tonnes par an. Par ailleurs, M. Ismail a souligné la disponibilité des opérateurs économiques soudanais et leur « ouverture à toutes les opportunités de coopération et de partenariat avec l’Algérie ».

A cette occasion, le ministre soudanais n’a pas écarté l’éventualité d’importer des voitures algériennes, dont la fabrication a été annoncée pour le mois de novembre au niveau de l’usine de Renault rappelant que le Soudan avait auparavant acquis des camions fabriqués par la Société nationale des véhicules industriels (SNVI). Il a rappelé, par la même, l’existence de plusieurs compagnies asiatiques spécialisées dans le montage des véhicules touristiques au Soudan.

De son côté, M. Bouchouareb a fait état d’ « une conviction partagée quant à la nécessité d’instaurer un partenariat productif entre les deux pays ». Le ministre a indiqué que « trois opérateurs algériens privés ont émis le vœux de faire partie de la délégation d’hommes d’affaires qui se dirigera bientôt au Soudan pour examiner les opportunités d’investissement dans ce pays ».

Il a également cité le projet en cours d’examen portant réalisation d’un hôtel algérien à Khartoum. « Le projet de réorganisation du secteur industriel public algérien offrira de nouvelles opportunités d’investissement au Soudan et les contours de cette orientation se précisent de plus en plus », a-t-il indiqué. 

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