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Op-Ed

C’est notre responsabilité à tous

À l’approche de la présidentielle, le 18 avril prochain, le pays vit une effervescence électorale un peu particulière et qu’on peut estimer naturelle et logique dans son intensité.
Car il s’agit, surtout, de l’échéance la plus importante sur le plan politique, d’autant plus qu’elle permettra de dégager parmi un ensemble de candidats celui qui aura les pleins pouvoirs pour gouverner la Nation.

Cela explique l’intérêt particulier que vouent les citoyens, toutes catégories confondues, à ce rendez-vous, mais dénote aussi le degré de maturité et de prise de conscience politique chez les électeurs algériens. Car, même si les ambitions et les objectifs divergent, notamment en fonction des orientations partisanes et idéologiques, les Algériens ont tous pour dénominateur commun l’amour de ce pays et l’espoir de le voir un jour occuper le devant de la scène, pour la bonne raison qu’il en a les moyens humains et matériels. Cependant, l’amour de ce pays, aussi intense soit-il, ne doit pas nous faire oublier que tout grand rendez-vous politique et électoral doit être considéré comme une étape pour avancer et non pas pour reculer plusieurs années en arrière.
C’est là qu’intervient, justement, la responsabilité de la classe politique dans le choix de sa stratégie de communication. Car force est de constater que les discours « très passionnés » de certains s’inscrivent dans une logique de confrontation radicale avec le système et ses institutions.
Ce n’est pas forcément la meilleure attitude à adopter dans la conjoncture que vit le pays aujourd’hui. L’Algérie qui sort à peine, et grâce à la politique de réconciliation, de plusieurs années douloureuses, continue de lutter contre le terrorisme.
Ce terrorisme, vaincu grâce aux efforts de nos services de sécurité et à leur tête l’Armée nationale populaire demeure, en revanche, une menace permanente qui pèse sur la sécurité de nos frontières. L’instabilité régionale et les grands bouleversements géopolitiques issus notamment de la déstabilisation du monde arabe ne doit pas nous faire oublier que l’Algérie continue de nourrir les ambitions de ses ennemies qui ne désespèrent pas de voir un jour leurs plans s’accomplir.
Et comme dans un passé très récent, les procédés sont identiques : faire usage des réseaux sociaux pour mobiliser la rue sous prétexte de disposer du droit de manifester. Les résultats des complots et des manipulations des masses sont connus ailleurs, aussi bien en Irak et au Yémen, toujours en proie aux clivages confessionnels, ou bien en Syrie, pays éclaté, sans oublier l’imbroglio libyen dont le destin « géographique » nous fait partager plus de 1 000 km de frontière.
L’Algérie arrivera et sans aucun doute à franchir cette étape sensible, comme elle l’a déjà fait, mais cela se fera encore mieux avec le concours de tous les acteurs de la scène politique, à savoir la classe politique, la société civile et les médias, qui jouent un rôle de premier plan dans l’orientation de l’opinion publique et sa mise en garde contre d’éventuels dérapages.

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