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Ces universitaires enrôlés par Daech

Ces universitaires enrôlés par Daech

Les étudiants sont-ils entraînés dans la spirale terroriste, première menace contre la sécurité mondiale ?

La communauté universitaire, dont les étudiants et les enseignants, se positionne contre le terrorisme qui menace la sécurité de la planète. De nombreux étudiants ont été victimes d’attentats terroristes, en Algérie dans les années 1990 mais aussi ailleurs, dans le reste du monde. Des étudiants, en nombre certes réduit mais tout aussi inquiétant, sont cependant « enrôlés » par des terroristes, qui les poussent même à devenir kamikazes.

La tuerie de Sousse, en Tunisie, a été commise par un jeune étudiant tunisien originaire de Kairouan, d’après le secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Intérieur tunisien, Rafik Chelli, qui s’exprimait sur la radio tunisienne Mosaïque FM. 

Cet attentat terroriste a coûté la vie à des dizaines de personnes, principalement des touristes étrangers. En avril 2015, un « brillant étudiant en droit se trouvait parmi les terroristes auteurs de l’attentat de Garissa, d’après les autorités kényanes. Les étudiants de la faculté de droit de Nairobi n’avaient, à l’époque, d’autre discussion que celle concernant ce « brillant étudiant ».

Comment avait-il pu devenir terroriste ? Telle était la question qui revenait à chaque fois. En 2013, Abdirahim Abdullahi est diplômé et finit deuxième de sa classe. Tout le monde s’imaginait qu’il aurait un brillant avenir.

Le 8 juin 2015, le média tunisien en ligne African Manager publiait un article selon lequel « 1 300 étudiants tunisiens comptant parmi les plus brillants combattent dans les rangs de Daech », révélant ainsi les résultats d’un sondage effectué par l’Université de Tunis.

« 1 300 étudiants tunisiens seraient actuellement enrôlés comme combattants dans les organisations extrémistes à l’extérieur du pays, notamment pour le compte de l’Etat islamique », est-il mentionné dans cet article.

« Sous l’effet d’un chômage de masse, les universités tunisiennes sont devenues un terrain fertile pour le recrutement de djihadistes avec près de 1 300 étudiants tunisiens actuellement enrôlés comme combattants dans les organisations extrémistes à l’extérieur du pays, notamment pour le compte de l’Etat islamique, ISIS ou Daech, en Irak et en Syrie ». Telle est la conclusion d’un sondage réalisé par l’Université de Tunis sur une période de trois mois dans la plupart des universités tunisiennes et publié le 28 mai dernier.

Au deuxième semestre 2014, les autorités tunisiennes ont déclaré qu’au moins 2 400 Tunisiens avaient voyagé en Syrie en tant que combattants depuis 2011, ce qui ferait de la Tunisie l’une des plus grandes sources connues de combattants étrangers dans ce pays. Les étudiants sont également victimes du terrorisme. Un ancien étudiant français de l’université du Québec à Chicoutimi (UQAC) est mort lors des attentats terroristes de Paris.

Deux collaborateurs de l’université feraient aussi partie des victimes. Dans une entrevue à l’émission « Café Boulot Dodo », Marie-Karlyyn Laflamme, directrice du bureau des affaires publiques de l’université du Bataclan, a expliqué que le lien entre l’UQAC et la France était important. 500 étudiants d’origine française fréquentent l’établissement chaque année. « Il y a beaucoup de gens qui ont probablement foulé le sol de l’UQAC et qui sont touchés aussi là-bas », a-t-elle expliqué d’après Radio Canada.

Depuis les attentats de vendredi, elle affirme que toute la communauté universitaire est secouée. Faut-il dispenser des cours de sensibilisation contre le terrorisme dans les universités ou carrément créer un nouveau module dans ce domaine ? Le but est de mettre à l’abri les étudiants et l’université à l’abri terrorisme. 

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