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Nationale

Ces fêtes de mariage qui tournent au deuil

Ces fêtes de mariage qui tournent au deuil

Décidément les fêtes de mariage de nos jours se terminent, assez souvent, en deuils. En plus des intoxications qui sont régulièrement signalées lors de ces fêtes familiales, les meurtres, autre phénomène, s’ajoutent à la longue série des ennuis rencontrés par les familles.

Pas moins de dix meurtres ont été perpétrés lors des fêtes de mariage cet été. Selon un communiqué de la Gendarmerie nationale datant d’hier, au moins trois crimes ont été perpétrés dans des fêtes durant le week-end passé.

Le premier a eu lieu à Tiaret lors d’un mariage où un jeune de 31 ans, le frère du marié, a été mortellement poignardé par deux de ses antagonistes. La Gendarmerie a indiqué que, suite à un différend lors de la célébration d’une fête de mariage au village d’Aïn Lagta, commune de Medroussa (Tiaret), un jeune âgé de 23 ans a asséné un coup de couteau à un autre de 31 ans, le blessant mortellement à l’abdomen.

La dépouille mortelle a été déposée à la morgue de l’hôpital de Frenda. Alertés, les gendarmes de la brigade de Medroussa se sont déplacés sur les lieux où ils ont interpellé le mis en cause alors que son acolyte demeure recherché. Les gendarmes ont ouvert une enquête pour déterminer les raisons ayant causé le crime et des recherches sont lancées pour arrêter le deuxième présumé criminel. Un autre crime a eu lieu à Tlemcen.

Huit personnes sont dans un état grave suite à des tirs de fusil de chasse lors de la célébration d’une fête de mariage. Selon la Gendarmerie nationale, le crime a eu lieu à la commune de Ghazaouet (Tlemcen), lorsque le nommé A.H âgé de 41 ans, en colère, a tiré deux décharges de chevrotine, blessant grièvement sur diverses parties du corps huit personnes parmi les convives.

Les victimes ont été évacuées sur l’établissement sanitaire de Nedroma où elles sont gardées en observation médicale, alors que l’une d’entre elles a été transférée CHU de Tlemcen. 

Le mis en cause a été interpellé et l’arme à feu confisquée par les gendarmes de la brigade de Ghazaouet, qui ont procédé à l’ouverture d’une enquête. A l’Est, la wilaya de Guelma a été, également, le théatre d’un crime commis lors d’une fête de mariage au village Aïn Arkou, commune de Tamlouka (Guelma).

Un jeune âgé de 29 ans a en effet été blessé grièvement par une décharge de chevrotine, tirée au moyen d’un fusil de chasse par son antagoniste. La victime a été évacuée sur l’hôpital d’Oued-Zenati, puis transférée sur le CHU de Constantine où elle est gardée en observation médicale. 

En plus des meurtres, les intoxications alimentaires font des ravages

En plus des crimes qui sont commis lors des fêtes de mariage, les intoxications alimentaires font des ravages parmi les invités où on déplore déjà plus de 4 000 cas.

Ils sont signalés dans plusieurs wilayas du pays, dans des villages où des fêtes de mariage ont tourné au drame après l’enregistrement de cas graves d’intoxication. C’est le cas avant-hier à Batna où 102 personnes invitées à une fête ont fait l’objet d’une intoxication collective. En effet, pas moins de cent personnes ont été intoxiquées, parmi elles 47 sont dans un état critique, lors d’une fête de mariage au village El Taga, commune de Seriana, sis dans la wilaya de Batna.

Selon la Gendarmerie nationale, les 102 personnes touchées ont consommé du couscous avarié. Elles ont été évacuées sur l’hôpital local, d’où 47 d’entre elles ont été transférées sur le CHU de Batna et l’hôpital de Merouana, où elles sont gardées en observation médicale. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine du produit alimentaire qui est derrière cette grande intoxication.

Dans la wilaya de Djelfa, il y a quatre jours de cela, 55 personnes ont été intoxiquées suite à la consommation de gâteaux traditionnels avariés lors d’une fête. Selon la Gendarmerie nationale qui a procédé à l’enquête, les gâteaux ont été servis lors d’une fête de circoncision à la commune de Charef (Djelfa). Les personne touchées ont été évacuées sur les polycliniques de Charef, Beni-Yacoub, El Idrissia et l’hôpital de Djelfa, où elles ont reçu les soins nécessaires. 

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