-- -- -- / -- -- --
Monde

Ces candidats en quête d’appui de l’étranger

Ces candidats en quête d’appui de l’étranger

Quasiment tous les candidats à l’élection présidentielle française ont prévu des déplacements dans leurs agendas à l’étranger.

Cette manière de gérer leur campagne électorale est perçue par les observateurs comme étant une façon « de peaufiner leur stature sur le plan international », notamment en direction des pays qui « comptent » dans l’échiquier politique français. Entre autres pays visités par les candidats, l’Algérie, le Liban, le Portugal, la Grande Bretagne…

Les candidats ont choisit plusieurs destinations pour faire entendre leurs voix à l’étranger. Emmanuel Macron, le tout dernier venu dans la course, sous une étiquette indépendante, s’est rendu en Algérie le 15 février passé. Une visite « très importante pour les deux pays », a-t-on commenté dans l’entourage de cet ancien ministre de l’Economie sous Hollande.

Se voulant conciliant, ce candidat qui a tendance à faire l’unanimité du monde médiatique, appelle pour un « nouveau partenariat » entre la France et l’Algérie, tourné, dit-il, vers la jeunesse, et aussi en finir avec les querelles inutiles.

« Je souhaite que nous entrions dans une nouvelle phase de notre histoire, et je veux placer nos relations dans un avenir partagé, riche des liens tissés entre nos deux peuples ». Parlant de la colonisation, Macron n’a pas hésité de charger la France, ce qui est un précédent chez des candidats à l’Elysée.

« Il s’agit d’un crime contre l’humanité », a-t-il déclaré, ce qui a suscité de vives réactions de la part de la classe politique française. Le Front national a aussi, de son côté, mener campagne en dehors de la France. Représenté par sa présidente Marine Le Pen, le FN a choisi le Liban pour sa première sortie à l’étranger.

Il est question, indique-t-on, de se doter d’une « légitimité internationale » qui semble lui échapper jusqu’à présent. En mettant à profit des relations tissées de longue date par son parti avec différents partis politiques libanais, Marine Le Pen a tenu cependant à rappeler sa parfaite connaissance du pays du Cèdre famille. « Quand il était à la tête du FN, mon père venait souvent à Beyrouth ; il s’agissait de renforcer des relations d’amitié entre nous ». 

« J’ai aussi souvent entendu parler des malheurs du Liban, de ses tristesses, des moments difficiles de son histoire et des moments communs difficiles. Je crois qu’il n’y a pas de lien plus fort que le lien du sang versé et ensemble nous avons ce lien », enchaine-t-elle. Mais l’événement marquant de la visite de Marine Le Pen, qualifié de « un coup de com’ réussi », selon la presse, c’est le refus de la candidate du Front National de porter le voile lors de sa visite chez le mufti de Beyrouth. « Et pourtant Marine était prévenue la veille par les services protocolaires ; elle avait dit « ok » ! ».

Autre candidat à la présidence française, Benoit Hamon, désigné par le parti socialiste, à prendre son bâton de pèlerin hors de l’Hexagone, a choisit le Portugal pour y mener campagne. Selon son entourage, Hamon aimerait tirer des enseignements d’un pays dirigé par un gouvernement de « gauche plurielle ».

« Hamon veut explorer la voie qu’il entend appliquer en France, à savoir un rassemblement des forces de gauches », a-t-on encore souligné auprès de son état-major de campagne.

Il faut dire que c’est la première fois dans les annales électorales françaises, que des candidats recourent à des voyages à l’étranger afin, peut-être de sonder le pays ciblé, surtout si la destination présente un intérêt politique et économique pour la France. 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email