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Ces brillants étudiants devenus de grands dealers

Ces brillants étudiants devenus de grands dealers

Avant-hier seulement, un jeune universitaire, un as en informatique, a été arrêté à Alger par la police judiciaire de la division Centre de la sûreté d’Alger pour fabrication de faux billets de banque de 1 000 et 2 000 DA et escroquerie.

Le jeune étudiant arnaquait ses victimes, notamment sur les sites électroniques d’achat, où il faisait des transactions commerciales en donnant de faux billets à ses victimes.

D’autres étudiants, pour leur part, ont choisi le trafic de drogue. Certains d’entre eux sont même devenus de véritables barons de la drogue.

La communauté universitaire du pays, dont les étudiants et les enseignants, est en majorité contre le crime organisé qui menace la sécurité et l’économie nationale.

Cependant, un nombre réduit certes, mais inquiétant, soit 15 000 d’étudiants (bilans annuels de la période allant de 2010 à mi-2017 de la Gendarmerie et de Sûreté nationales), a rejoint le monde de la grande criminalité, et nombre d’entre ces universitaires, les plus talentueux et brillants dans les études, sont devenus de grands dealers.

Ils ont été arrêtés pour des affaires liées au crime organisé. Le constat est alarmant, d’autant plus que, chaque année, le nombre d’étudiants arrêtés augmente.

Le plus inquiétant, c’est que de plus en plus d’universitaires, les plus brillants même, s’intéressent à la cybercriminalité pour arnaquer leurs victimes, très nombreuses malheureusement.

Il convient de signaler que parmi les étudiants arrêtés, certains sont devenus tristement des dealers célèbres, alors que d’autres ont choisi le trafic de faux billets de banque, les faux documents officiels et administratifs, le faux et usage de faux, terrorisme.

Mais surtout malheureusement, le véritables génies, ils ont rejoint les bancs de l’université où ils ont fait preuve de grandes capacités intellectuelles, mais au lieu de poursuivre sur cette voie, très prometteuse, ils ont versé dans la criminalité.

Avant-hier, un brillant étudiant a été interpellé par les éléments de la police judiciaire de la division Centre de la sûreté d’Alger pour escroquerie. Génie en informatique, il a régulièrement repéré ses proies sur les sites électroniques d’achat et de vente, dont le très connu « Ouedkniss « .

Sa dernière victime avant son arrestation, une jeune personne ayant posté une annonce pour la vente d’un smartphone haut de gamme pour le prix de 66 000 DA. L’étudiant, dont ce n’était pas la première affaire d’escroquerie, a contacté par téléphone la victime pour lui fixer rendez-vous.

Il a alors fabriqué 13 fausses coupures de billets de 2 000 DA et les a ajoutés aux dizaines d’autres vrais billets de banque de 1 000 et 2 000 DA, et ce pour ne pas éveiller les soupçons de sa victime lors de la transaction.

Le jeune universitaire a ainsi réussi son sale coup, victime ne ce n’est qu’à son retour à la maison et en recomptant l’argent que la victime a découvrait les 13 faux billets de banque de 2 000 DA. Il a alors déposé plainte à la division Centre de la sûreté d’Alger.

Les policiers enquêteurs, appuyés par la section de la lutte contre la cybercriminalité, ont réussi à localiser l’escroc, et ce grâce au numéro de téléphone de celui-ci.

Arrêté, l’étudiant en informatique il a d’abord rejeté toutes les accusations portées à son encontre, mais devant les preuves indéniable récoltées par les enquêteurs, il a avoué son forfait. Par ailleurs, un autre brillant étudiant en droit a été arrêté, avant-hier, par la sûreté de Sétif, pour escroqueries.

Cet universitaire a fait fortune à après avoir arnaqué des dizaines de victimes à Sétif et même ailleurs. Il posté des annonces sur plusieurs sites concernant l’obtention de visas Shengen, des séjours mais aussi des offres de travail à l’étranger, ce qui a captivé un nombre fou de victimes.

Ce mode opératoire a permis à cet étudiant d’amasser beaucoup d’argent, en euro, en dollar et en dinar. Suite à plusieurs plaintes de victimes ayant payé de grosses sommes d’argent à cet étudiant les éléments de la police judiciaire de Sétif ont fait leurs investigations sur le terrain mais aussi sur la Toile.

L’escroc a ainsi été identifié et arrêté suite à un plan soigneusement préparé par les policiers. Lors de la perquisition de son domicile, les enquêteurs ont découvert 28 830 euros, 800 dollars et 20 millions de centimes. Présenté hier devant le tribunal de Sétif pour usage et usage de faux sur Internet, le jeune étudiant a été mis en prison.

Très brillant en biologie, il est devenu un baron de la drogue

Comment peut-on expliquer se ricochet ? Comment de brillants étudiants sont-ils pu se transformer en véritables criminels ? Quelles sont leurs motivations ? Trafiquants notoires de cannabis, trafiquants de faux billets, cambrioleurs on encore spécialistes en trafic d’armes, comment ces universitaires ont-ils basculé dans la criminalité ?

Certains d’entre eux ont même autorité dans les milieux maffieux. Leur notoriété a même gagné, l’Espagne et la France. Les surnoms de deux étudiants algériens, en l’occurrence « La Mama « et « Baby », y sont connus, et ce dans le milieux du banditisme.

« La Mama « , cet étudiant algérois né à Belouizded (ex-Belcourt) était un brillant universitaire à la faculté de Bab Ezzouar avant que son nom soit reconnu dans le milieu de trafic de drogue. « La Mama « a été arrêté en 2014 dans une villa sise à Saïd Hamdine, à Alger, en compagnie de son épouse et de leurs acolytes, pour une grosse affaire de trafic de cannabis.

Autrefois brillant étudiant en biologie, versé dans le criminalité organisée plus précisément le trafic de voitures. Agé de 26 ans, il a été arrêté en novembre 2013 par la brigade anti-stups de la police judiciaire (PJ).

Il s’agit là d’un des plus grands barons de la drogue, recherché depuis plus de trois ans dans le cadre de plusieurs affaires, liées notamment au trafic de cannabis.

C’est aussi un récidiviste puisqu’il a déjà fait de la prison en 2010 pour le même motif. Le jeune étudiant a bâti un véritable empire durant son triste parcours.

Originaire d’Alger, le cerveau de la bande était très connu des services de police car il a déjà été interpellé pour des affaires liées au trafic de cannabis. Il a séjourné quelque temps, en 2009, en Europe, avant de décider de retourner au pays pour reprendre du « service ».

A Alger, cet étudiant a décidé de recruter des jeunes filles et un bras droit connu sous le nom de « Baby ». Il a épousé l’une d’elle pour qu’elle devienne sa garde rapprochée.

Il a loué une superbe villa dans un quartier huppé de Saïd-Hamdine, sur les hauteurs d’Alger, afin d’éviter d’être repéré par les services de sécurité, d’autant plus qu’il faisait l’objet de trois mandats d’arrêt.

Ases acolytes, il donnait des instructions pour chaque opération de vente de cannabis. Son épouse appelée « Soussou », à maintes reprises, a participé à la livraison d’importantes quantités de drogue aux « clients ». 

Son arrestation, à laquelle près d’une cinquantaine de policiers ont participé Saïd Hamdine, a été concrétisée suite à une souricière soigneusement tendue par la brigade anti-stups.

« La Mama » avait en effet fixé rendez-vous à la ville à son bras droit, surnommé « Baby « , pour qu’il lui remette 30 millions de centimes, représentant les revenus de la vente de cannabis.

C’est à ce moment-là que les éléments de la brigade anti-stups sont intervenus, interpellant ainsi, en flagrant délit, les deux dangereux trafiquants de drogue, dont le baron d’Alger, l’étudiant. Les 30 millions de centimes ont été saisis, ainsi que 30 g de drogue retrouvés en possession de « la Mama ».

La perquisition du domicile du baron d’Alger, qui remonte à novembre 2013, a également permis la récupération de 3,5 kg de cannabis. L’épouse du trafiquant avait même tenté de jeter la drogue par l’une des fenêtres de la villa, mais c’était compter sans la vigilance des policiers qui l’ont interpellé sur les en flagrant délit.

Pour revenir aux affaires de trafic de stupéfiants dans lesquelles cet étudiant est impliqué, il convient de rappeler celle des 100 kg de drogue acheminés vers Alger en 2008, celle des 25 kg de cannabis découverts à Belouizdad en 2010 et enfin l’affaire remontant à 2011 lorsque les éléments de la PJ avaient traité une affaire de trafic de 5 kg de résine de cannabis saisis à Belouizdad.

Un autre baron de la drogue, et pas des moindres, a été à son tour appréhendé par les services de la police, cette fois en mars 2013. Il s’agit du trafiquant de cannabis du port d’Alger.

Ce dernier est originaire d’Alger et âgé de 31 ans, était recherché par la police depuis 2008. Impliqué dans plusieurs affaires de trafic de drogue, « étudiant », le surnom de ce trafiquant, est cité à chaque fois que les éléments de la police d’Alger traitent une grosse affaire d’acheminement de cannabis du port d’Alger vers l’Espagne.

Un « As » en faux billets en euro, il s’est enrichi mais
a été démasqué dans le métro d’Alger

Le 12 novembre 2016, la police du métro d’Alger a procédé à l’arrestation d’un étudiant en possession de 16 820 euros en fausses coupures de 200 et 10 euros. Il s’agit là de l’une des plus importantes prises de la nouvelle section.

Agé d’une vingtaine d’années, le jeune étudiant en informatique, un as pour tout ce qui concerne l’Internet, a fabriqué, avec ses propres moyens, de faux billets de banque en devises grâce auxquels il a fait une petite fortune.

Avec ses faux billets en devises, le brillant étudiant a escroqué plusieurs victimes lors de transactions financières et commerciales.
Toutefois, son triste parcours a pris fin le jour où il a décidé comptait se rendre dans une commune de la capitale pour escroquer une nouvelle victime.

Lors d’une fouille corporelle, au moment où il universitaire attendait l’arrivée du métro pour rejoindre un autre point de la capitale, les policiers font une étonnante découverte : deux fausses coupures de faux billets en devise de 200 et 10 euros et un liasse de papiers composée de plusieurs faux billets en euros, de 200 et 10 euros, prêt à être falsifiés.

Le total des faux billets saisis a été estimé à 16 820 euros. Les éléments de la police du métro ont dès lors transféré cette affaire à la brigade économique et financière, spécialiste dans ce genre de crime organisé.

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