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Nationale

Ces armes de guerre cachées dans des appartements

Ces armes de guerre cachées dans des appartements

Les services de sécurité ont découvert, jeudi dernier, dans une maison à Tizi Ouzou, quatre kalachnikov AK 47 et un makarov, en plus d’équipements de transmissions.

Les gendarmes de la section de recherches du Groupement d’Alger avaient réussi, en décembre 2015, à démanteler un vaste réseau de trafic d’armes à feu et découvert dix-sept armes automatiques de fabrication américaine, dont quatre avaient été découvertes dans un appartement à Télemly, en plein cœur de la capitale.

Les appartements et les maisons sont devenus des lieux privilégiés pour les trafiquants et autres terroristes pour cacher leurs arsenaux de guerre. Le phénomène s’est amplifié durant ces cinq dernières années où les services sécurité ont réussi à mettre la main sur d’importantes quantités d’armes automatiques.

Le Jeune Indépendant a appris que le lot d’armes automatiques saisi jeudi dans la wilaya de Tizi Ouzou est composé, selon une source sécuritaire, de quatre fusils-mitrailleurs de type kalachnikov Ak47 et d’un makarov, de 6 chargeurs de 100 balles de différents calibres, de menottes et d’équipements de transmission.

Les services de sécurité mènent une enquête pour connaître la destination de ces armes automatiques et déterminer comment elles ont été introduites en pleine ville avant d’être dissimulées dans une maison. S’agit-il d’un groupe terroriste en activité clandestine à
Tizi Ouzou ou d’un réseau de trafic d’armes ?
Les terroristes sont-ils en train de planifier des attaques dans la région ?

Beaucoup de questions restent posées et seule l’enquête des services de sécurité pourra décortiquer les dessous de cette découverte d’armes. D’autre part, la découverte par les forces de sécurité d’armes dans des maisons ou appartements en milieu urbain est devenue régulière durant ces cinq dernières années.

L’affaire dite « du Télemly » en est un exemple frappant.
En effet, en décembre 2015, les éléments de la section de recherches de la Gendarmerie nationale d’Alger avait réussi à démanteler un vaste réseau de trafic d’armes automatiques de marque américaine.

En tout, seize armes à feu avaient été saisies dans un appartement du quartier du Télemly à Alger-centre. Les armes sont de fabrication américaine (Scorpion, Cobalt et Magnum), alors que deux présumés trafiquants ont été arrêtés lors de cette affaire.

Des armes des terroristes du GIA dans des appartements à Alger

Les découvertes d’armes dans des appartements se sont succédé entre 2012 à 2016. En effet, plusieurs citoyens, ayant entamé des travaux de rénovation de leur domicile ont découvert des armes et des grenades, ainsi que des lettres appartenant aux terroristes de l’époque du Groupe islamique armé (GIA).

A Aïn Naâdja, un citoyen a découvert en 2012 un fusil de chasse rouillé avec 10 cartouches appartenant aux terroristes du GIA (après l’expertise faite par les gendarmes).

A la Basse-Casbah et durant l’année 2012, un citoyen qui faisait le grand ménage dans son nouvel appartement a découvert, lui aussi, 24 grenades et une lettre d’un émir terroriste.

Des armes appartenant aux terroristes, cachées durant la décennie noire, sont régulièrement découvertes. D’habitude, ce sont des pièces d’antiquités remontant à des époques lointaines, romaine ou des Fatimides, qui sont découvertes soit par des citoyens soit par des archéologues.

Présentement, la règle s’est inversée, désormais ce sont des armes ayant appartenu aux terroristes qui sont découvertes. Dans l’Algérois, beaucoup de citoyens sont tombés sur des armes automatiques et des grenades qui faisaient, dans les années 1990, le bonheur des terroristes.

Un citoyen s’est présenté il y a quelques mois à la brigade de Gendarmerie nationale de Gué de Constantine pour déclarer que lors de la réfection de son domicile à la cité Aïn Naâdja, il a découvert un fusil de chasse rouillé avec dix cartouches et trois cartouchières. L’arme et les cartouches ont été remises à la brigade. Ce fusil de chasse appartenait aux terroristes salafistes.

L’arme serait utilisée lors de la décennie noire. Une période où le terrorisme islamiste avait sévi dans les quartiers d’Aïn Naâdja.
A l’époque le Groupe islamique armé (GIA) avait pris la commune d’Aïn Naâdja comme son bastion pour exécuter des assassinats dans l’Algérois.

Des grenades et une lettre découvertes à La Casbah

En plus de l’affaire d’Aïn Naâdja, une autre découverte d’armes de guerre a eu lieu il y a près de deux ans dans l’Algérois. Cette fois-ci c’est à la Basse-Casbah qu’un citoyen, entamant des travaux de rénovation de son domicile, avait découvert 24 grenades et une lettre qui remontent aux années 1990.

Alertés, des policiers appuyés par une équipe de la police scientifique se sont déplacés sur le lieu de la découverte.

Sur place plusieurs échantillons ont été prélevés par l’équipe de la Police scientifique afin de tenter d’identifier les auteurs de ces quantités de grenades.

Chaque année, près de 200 armes à feu sont saisies par les gendarmes, alors que les policiers arrivent à mettre la main sur pas moins de 100 armes. Le trafic d’armes est en train de s’amplifier en Algérie, d’autant que la conjoncture a favorisé les trafiquants qui recourent de plus en plus à ce genre de trafic.
Il y a près de cinq ans, 16 PA de marque italienne ont été découverts au port d’Oran.

Cette affaire a été traitée par les éléments de la Gendarmerie nationale, où 16 trafiquants d’armes ont été interpellés, alors que d’autres courent toujours. Il s’agit là d’un réseau de trafic qui est en connexion avec des groupes terroristes affiliés à Aqmi et qui était en activité à l’ouest du pays.

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