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Nationale

Célébration du Méhari à Metlili

Célébration du Méhari à Metlili

Une ambiance de fête et de joie s’installe chez les habitants de Metlili dès le printemps avec la fête du Méhari. Ainsi, en ce début de printemps, la ville de Metlili vit un climat de gaieté particulier, non pas parce qu’il existe des lieux de loisirs et de distraction grâce aux activités à caractère culturel de plusieurs petites associations, mais simplement parce que la population organise, çà et là, des réjouissances populaires, même au sein des familles bédouines.

Cette année, c’est à l’occasion de la célébration de la fête nationale du Méhari, qui a connu, dix années durant, une éclipse totale. Cette ambiance de joie s’installait en effet chez les habitants de Metlili dès la période du printemps, lequel favorise d’ailleurs l’affluence du climat chaud du désert. La configuration géographique de la ville – une sorte de cuvette entourée de montagnes – fait que le thermomètre grimpe allègrement, annonçant la saison chaude. Le désert offre en ces lieux la farouche nudité de la terre que couvrent, çà et là, des amas de pierres. Vers 1350, disent les historiens, quelques individus de race syrienne vinrent s’établir sur l’oued Metlili, vivant dans des huttes. Ils fondèrent par la suite la ville de Metlili sous le haut patronage de Sidi El-Hadj Bouhafs. Ils se multiplièrent vite et trouvèrent, dans les ravins de la Chébka, une sorte de sécurité complète. Ils devinrent des guides du grand désert réputés. Cependant, trop à l’étroit pour y vivre tous et y faire paître leurs chameaux, ils se divisèrent alors en trois fractions. L’une alla à Ouargla, une autre descendit à El-Menia et la troisième resta à Metlili, constituant ainsi une fraction dite Berezga.

Toutes ces données naturelles et historiques concourent à permettre aux habitants des Metlili, une fois l’hiver passé, d’entamer une série de fêtes qui commencent par cette inévitable fête du Méhari, puis la célébration des mariages, le départ des hadjis vers les Lieux saints de l’islam, les circoncisions, etc. Séjourner à Ghardaïa au printemps sans faire un détour dans cette ville de Metlili relèverait presque du sacrilège. Metlili dispose même d’un petit hôtel qui permet d’élargir les excursions vers Seb-Seb, une palmeraie réputée pour ces cacahouètes, et vers Mansourah et Hassi-Lefhel, réputés pour leurs splendides jardins.

A Metlili, même le vieux Ksar évoque encore un temps de prospérité révolu. Mais une promenade à travers ses ruelles réveillera ses splendeurs et le contact avec ses habitants aura vite fait de vous faire rejeter le confort de la ville. Souvent, avant que cette fête marque un temps de répit, cette fête annuelle du Méhari se tenait habituellement entre le 1er et le 15 avril de chaque année. Elle faisait partie de la vie de la commune. Encouragée par la subvention du ministère de l’Environnement et de celui de la Culture, cette fête vient de reprendre de plus belle. Son coup d’envoi a été donné vendredi dernier par le wali Azzedine Mechri, accompagné de son chef de cabinet et du secrétaire général de la wilaya de Ghardaïa, en présence de nombreux invités nationaux et étrangers. Elle s’est achevée samedi, après un défilé avec plus de 40 chameaux et 40 coups de canon. Cela n’est pas une vitrine et ne le sera jamais. Les 40 chameaux venus de divers villes du sud du pays ont participé à une course qui a été organisée sur une distance de 14 km. Ici, on a vite compris que le passage traditionnel vers le grand désert a permis de tenter une expérience, celle d’organiser des circuits et des séjours de découverte de l’environnement, de la flore, des reptiles… Metlili est une commune riche par son passé, par son histoire et par son originalité, et comme toute petite ville de l’Algérie, elle connaît des mutations économiques et sociologiques sur lesquelles ses habitants peuvent vous entretenir à bâtons rompus.

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