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Nationale

Célébration du 2e anniversaire du Hirak : Annaba sous haute surveillance

Célébration du 2e anniversaire du Hirak : Annaba sous haute surveillance

La plus grande place publique d’Annaba, le Cours de la Révolution, est placée sous haute surveillance par les services de sécurité depuis jeudi dernier.

Tous les regroupements de plus de six personnes sont surveillés de près par les membres des services de sécurité habillés en civil, a-t-on constaté sur place vendredi et samedi dernier. Toutes les rues et ruelles donnant sur le Cours de la Révolution sont parsemées de véhicules et autres fourgons ppartenant aux services de la police.

La surveillance est accrue et rien n’échappe au contrôle des policiers. La même surveillance est constatée à travers tous les axes routiers menant au centre-ville de la Coquette, notamment la RN 44 reliant Berrahal-Annaba, Annaba-El-Hadjar et autres axes Sidi Achour-Annaba ou El-Bouni-Annaba. Cette grande alerte, orchestrée par les services de la Gendarmerie et la Sûreté nationales, est intervenue en prévision d’une éventuelle reprise des marches populaires du Hirak. Sur les réseaux sociaux, plusieurs hirakistes ont appelé à la reprise des manifestations populaires contre «le système politique» qui, selon eux, «est toujours en place».

Il semblerait, de toute évidence, que la grande marche populaire de la ville de Kherrata a commencé à faire son effet boule de neige, et la dernière manifestation populaire de Khenchela, vendredi dernier, en est la preuve.

A Annaba, même si le discours à la nation du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a été accueilli favorablement par de nombreux citoyens, plusieurs anciens hirakistes, rencontrés, déclarent ne chercher qu’à fêter le deuxième anniversaire du Hirak béni. «Le Hirak est entré dans les mœurs et coutumes algériennes.

Le 22 février, nous souhaitons fêter ce jour glorieux qui a permis la renaissance de l’Algérie. Mes amis et moi, nous souhaitons juste participer à une manifestation pacifique, avec juste des slogans comme “Vive l’Algérie”, “Vive la démocratie”, et Gloire à nos martyrs”, rien de plus», a déclaré au Jeune Indépendant Hamdi K., fonctionnaire.

Néanmoins, cet avis n’est pas partagé par Ali H., commerçant, qui estime «que le Hirak authentique n’a pas réalisé ses premiers objectifs, à savoir la disparition du système et la création d’une deuxième république libre, démocratique, sans les visages des anciens du système. N’oubliez pas que le Hirak ne s’est arrêté que pour des considérations sanitaires que nous connaissons tous». Des avis contradictoires illustrant le devenir de la journée du 22 février prochain.

Soit le Hirak deviendra une date historique à commémorer chaque année, soit il continuera avec ses revendications d’origine. Une situation trouble qui s’ajoute à la crise économique et, particulièrement, à une chute du pouvoir d’achat.

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