Ceinture de feu autour de ses frontières et front interne volatile : De quoi l’Algérie est-elle menacée ? – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Ceinture de feu autour de ses frontières et front interne volatile : De quoi l’Algérie est-elle menacée ?

Ceinture de feu autour de ses frontières et front interne volatile : De quoi l’Algérie est-elle menacée ?

Au vu de ce qui se passe autour de l’Algérie, il est plus qu’évident que la ceinture de feu qui quadrille pratiquement le pays accentue davantage sa vulnérabilité aux chocs extérieurs et amplifie par là même les risques d’embrasement du front social interne.

C’est la conjonction de tous ces facteurs qui fait que l’Algérie soit menacée par une multitude de facteurs avec plus d’acuité en cette rentrée sociale 2023-2024.

En effet, au regard de l’exacerbation de la situation dans la région du Sahel : retombées négatives du coup d’Etat au Niger, détérioration de la situation sécuritaire dans trois pays sahéliens (Mali, Niger et Burkina Faso), chaos libyen depuis 2011, reprise des hostilités au Sahara occidental, présence sécuritaire israélienne de plus en plus forte au Maroc, hostilité croissante du Makhzen, la conjoncture s’annonce des plus complexes sur le plan géopolitique régional.

Sinon, comment un pays peut-il endurer une telle pression s’il n’engage pas des efforts colossaux pour sécuriser ses frontières ? Cette ceinture de feu est une véritable bombe à retardement qui peut conduire à une situation d’implosion si l’intelligence collective de la Nation algérienne ne se constitue pas en rempart pour mettre en échec les stratégies d’émiettements et de fragmentation, remise au gout du jour, à la faveur des frottements des puissances en Ukraine et en mer de Chine.

Autre menace et pas des moindres, celle de l’Etat profond français qui, à travers des coups sous la ceinture, par Xavier Driencourt interposé, torpille à chaque fois les tentatives de rapprochement politique entre les deux Présidents Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron. L’affaire Amira Bouraoui, le faux débat sur l’accord de 1969 sur l’immigration et la polémique ayant suivie l’assassinat cet été du jeune Nahel en sont les parties visibles de cette guerre en sourdine que livre les nostalgiques de l’Algérie de Papa à un pays ayant recouvré sa souveraineté en 1962.

Reste que c’est le front interne qui pèse davantage sur la stabilité de tout pays. En Algérie, chaque rentrée sociale apporte son lot de grogne et de soubresauts qui mettent à rude épreuve les pouvoirs publics. D’ailleurs, plusieurs voix se sont élevées pour alerter les autorités supérieures du pays sur le « marasme économique et le climat des affaires souffrant de manque de confiance », selon les propos de la secrétaire générale de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA).

Pire, selon cette dernière, plusieurs chefs d’entreprises se plaignent « d’amendes infligées par un comité formé de cinq ministres, sans même avoir le droit d’accéder à leurs dossiers. Des amendes qui dépassent, pour certains, le montant des actifs de leurs sociétés ». Une gouvernance économique qui peut ne pas arranger dans sa finalité la stratégie de l’Etat qui plaide pour une plus grande ouverture et attractivité du marché algérien, avec bien évidemment, de graves répercussions sur les indicateurs économiques et le quotidien du citoyen.  

C’est ainsi que le chef de l’Etat a fait de l’approvisionnement du marché local et la maîtrise de l’inflation des points focaux du dernier conseil des ministres.

Ainsi, le président de la République a donné des instructions au ministre de l’Agriculture « pour engager des procédures coercitives et drastiques pour assainir le secteur ». En parallèle, l’Etat régulateur reprend ses droits à la faveur des autres instructions présidentielles, à savoir « la poursuite de la subvention par le gouvernement des prix de plusieurs produits de première nécessité importés et interdiction de toute opération d’importation des légumineuses, en dehors de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), avec détermination précise des étapes de fixation du prix du produit », « autoriser l’importation exclusive des viandes rouges et blanches fraîches pour satisfaire les besoins nationaux de ce produit et contribuer à la réduction de leurs prix » et, enfin, « encourager l’investissement privé en matière des chambres froides pour préserver l’équilibre du marché tout au long de l’année ».

D’autres mesures sont prévues pour éloigner le spectre des pénuries et des longues files d’attentes qui nuisent justement non seulement au moral des citoyens mais surtout à l’image du pays à l’international, augmentant sa fragilité et sa vulnérabilité sur les questions de la sécurité alimentaire.

En termes de gouvernance, l’Etat a procédé à des réajustements, notamment en remplaçant le patron des Douanes algériennes, une mesure qui accompagne la volonté d’une meilleure prise en charge des secteurs stratégiques qui impactent directement le rendement des pouvoirs publics dans le volet économique, et donc ayant une incidence sur le quotidien des citoyens.

En s’attaquant au front intérieur dans une perspective d’apaisement et de paix sociale, l’Etat entend se prémunir d’une brèche qui risquerait, si elle n’est pas traitée à temps, de constituer un motif supplémentaire de vulnérabilité. Quant au front externe, c’est l’appareil diplomatique et les services compétents qui se chargent de gérer ses contradictions.

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