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Nationale

Cause sahraouie : le black-out des médias occidentaux dénoncé

Cause sahraouie : le black-out des médias occidentaux dénoncé

La militante française des droits de l’Homme, Claude Mangin-Asfari, a dénoncé, mercredi à Alger, le black-out imposé par les médias occidentaux, notamment français, sur la question sahraouie, les appelant à donner échos et visibilité à la cause en mettant en lumière les exactions et les violations marocaines contre ce peuple.

Intervenant lors du Forum d’El-Moudjahid, la militante prosahraouie a soutenu que cette cause, « oubliée des médias occidentaux, pourra leur apporter ce crédit qu’ils ont perdu, en y consacrant une couverture médiatique internationale plus large et plus juste à même de lui donner la visibilité lui permettant de dénoncer les exactions et les violations des droits de l’Homme commises par les forces d’occupation marocaines contre les

Sahraouis, depuis plus de 40 ans ». Elle a, pour illustrer les exactions marocaines, rappelé « les conditions dramatiques » dont lesquelles s’est déroulée l’opération de démantèlement du camps de protestation sahraouie pacifique de Gdeim Izik en 2010 et l’arrestation des militants sahraouis des droits de l’Homme, dont fait parti son mari, Naâma Asfari.

Le 12 décembre 2016, le Comité des Nations unies contre la torture a condamné le Maroc pour la torture de Naâma Asfari,
sa condamnation sur la base d’aveux forcés et l’absence
d’enquête sur les allégations de torture.

Claude Mangin-Asfari a rappelé qu’en début février, elle a été séquestrée toute une nuit dans une pièce à l’aéroport de Casablanca pour la contraindre à embarquer le lendemain dans un avion pour Genève, l’empêchant ainsi de rendre visite à son époux, dont le procès est prévu le 13 mars prochain.

Et pourtant, a-t-elle soutenu, le Comité des Nations unies contre la torture avait demandé au geôliers marocains de « s’abstenir de tout acte de pression, d’intimidation ou de représailles susceptibles de nuire à l’intégrité physique et morale du plaignant et de sa famille qui constituerait autrement une violation des obligations de l’Etat partie en vertu de la Convention (contre la torture) de coopérer de bonne foi avec le Comité pour l’application des dispositions de la Convention, et de permettre au plaignant de recevoir des visites de la famille en prison ».

L’épouse du prisonnier politique sahraoui a, en ce sens, appelé la communauté internationale, organisations de défense des droits de l’Homme, médias, syndicats et les instances juridiques à intensifier les visites aux prisonniers politiques sahraouis, afin de dévoiler les graves violations des droits de l’homme dont est accusé l’occupant marocain.

Ces Sahraouis condamnés dans le cadre du procès de Gdeim Izik sont des personnes protégées conformément à l’article 4 de la quatrième Convention de Genève et devraient, de ce fait, jouir de tous les droits que leur confère le droit international humanitaire, a-t-elle affirmé.

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