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Nationale

Carnet de campagne : Les dernières salves des candidats

Carnet de campagne : Les dernières salves des candidats

A trois jours de la fin d’une campagne électorale terne et sans relief, les cinq candidats multiplient les promesses et les effets d’annonce. La campagne a vu l’intrusion-surprise du FLN qui marque une entrée fracassante dans les discours des candidats. Il faut dire que l’électorat du FLN attise tous les appétits, car la base de l’ex-parti unique demeure encore solide, malgré la fragile situation qui le caractérise.

Ainsi, anticipant un soutien de l’ex-parti unique à Azzedine Mihoubi, Ali Benflis prend les devants et tente de couper l’herbe sous les pieds de l’ex-ministre de la Culture. Il a fait une déclaration d’amour à partir de Skikda à une partie de « la base honnête et propre » de l’ex-parti unique qui serait, selon lui, favorable à sa candidature. L’ex-chef de gouvernement sous Bouteflika, qui était hier à Annaba, a une fois encore subi les foudres de dizaines de personnes brandissant l’emblème national et scandant des slogans contre le scrutin présidentiel du 12 décembre. Elles se sont regroupées au niveau de la placette en face du théâtre encadrées par un important dispositif sécuritaire. Cela n’a pas empêché Benflis de maintenir son meeting. Il a ainsi plaidé depuis cette ville ouvrière et frondeuse pour la poursuite des différentes formules du logement aidé et soutenu par l’Etat, « avec l’assainissement du fichier national de toutes les manipulations, notamment du logement social en veillant au moyen de contrôle, a priori et a posteriori, à son affectation à ceux qui y ouvrent droit ». Il a proposé également une nouvelle formule de logement gérée par les communes à travers « l’affectation et l’aménagement de terrains au profit de tout citoyen souhaitant construire ». Il a ensuite fustigé le « rattachement de la sécurité sociale au ministère du Travail » et plaidé pour « son annexion à la Santé » afin que les dépenses « soient soumises à un contrôle ». En matière d’industrie pharmaceutique, Benflis s’est dit favorable à « un investissement de l’Etat » dans ce secteur « en partenariat avec les privés et les étrangers » pour la production de médicaments localement afin de parvenir à « couvrir 80% du marché national en l’espace de cinq (5) ans ». Après avoir affirmé que les harraga « n’avaient rien à faire en prison », Benflis a promis qu’il « rouvrira leurs dossiers » et leur redonnera espoir à travers l’emploi, le logement et l’amélioration du pouvoir d’achat. Il a dit « n’avoir aucun problème avec ceux qui manifestent dans la rue », mais qu’il avait le droit de s’adresser au peuple.

Abdelkader Bengrina a promis quant à lui depuis Adrar de « préserver la gratuité et le caractère obligatoire de l’enseignement » et d’éloigner l’école des « tractations politiques » : « Je maintiendrai la gratuité et le caractère obligatoire de l’enseignement en appliquant des critères qui préservent la dignité de tous les Algériens », a-t-il lancé, promettant de « tenir l’école algérienne éloignée des tractations politiques » pour qu’elle « ne fasse plus l’objet d’expériences, tout en la prémunissant des influences extérieures ». Il a promis davantage d’ouverture sur le voisinage au sud du pays, à travers la « levée des entraves et l’élargissement des routes », critiquant l’importation de viandes et de bovins d’Europe alors que « le Niger compte une importante richesse animale », dit-il.

Abdelmadjid Tebboune s’est engagé depuis Djelfa à assainir le pays des « résidus de la corruption » et à poursuivre la traduction en justice de la bande qui a pillé l’argent public. « Je m’engage à assainir l’Algérie des résidus de la corruption » et à « poursuivre la traduction en justice de la bande qui a pillé l’argent du peuple », dit-il.

Abdelaziz Belaïd est revenu ce jeudi dans son discours à El Tarf à l’époque de feu Houari Boumediene pour mettre en relief la politique de développement local prônée à l’époque, celle relative à l’équilibre régional qui a permis de « partager équitablement les ressources financières ». Il a promis à cet effet de « revenir à cette politique » pour donner un coup de fouet à l’économie, s’il est élu.

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