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Nationale

Carnet de campagne : Les candidats promettent tous de rehausser les salaires

Carnet de campagne : Les candidats promettent tous de rehausser les salaires

Même si la campagne électorale, qui entame sa deuxième semaine peine à décoller, et que les panneaux mis en place par les APC pour l’affichage des candidats sont quasiment vides, les cinq candidats continuent de braver l’incertitude et l’hostilité de plus en plus marquée des citoyens. La tension qui entoure la campagne se caractérise par les arrestations. Les interpellations ont lieu en marge des meetings électoraux ou au cours des rassemblements nocturnes improvisés.

En ce dixième jour de campagne, les candidats ont promis de revoir les salaires des travailleurs et d’augmenter leur pouvoir d’achat. Abdelmadjid Tebboune a promis de « revoir les salaires » de la classe ouvrière en vue de « mettre fin à leur misère et de garantir la dignité » de toutes les catégories du peuple s’engageant, à ce propos, d’« exonérer des impôts les personnes à faible salaire ». Il a promis d’œuvrer au « développement du secteur de l’industrie et de relever le taux d’intégration de la production nationale en matière d’investissements étrangers » ce qui contribuera, selon lui, à « la réduction du taux de chômage ». Il s’est, en outre, engagé à « protéger la femme de toutes les formes de violence », tout en « assurant ses droits économiques » à travers des mesures contenues dans son programme, citant à cet égard « l’octroi de crédits bancaires bonifiés pour la réalisation de projets dédiés à la gent féminine ». Ali Benflis continue de dresser un tableau de la situation politique et socioéconomique. De Ghardaïa, il affirme que le pays « s’effrite, le Trésor public est vide et la gestion des affaires publiques est médiocre ». Benflis dit enfin vouloir travailler à la préservation de la classe moyenne tout en aidant les plus fragiles. Il a aussi réitéré son engagement d’examiner « les dossiers relatifs à l’amélioration du pouvoir d’achat et des subventions en concertation avec les différents partenaires, refusant de faire des promesses irréalistes aux Algériens ». Comme il a aussi évoqué le dossier des bénéficiaires de contrats de pré-emploi (diplômés et sans diplôme), appelant ces derniers à « s’organiser pour pouvoir engager un dialogue » qui leur permettra de « sortir de la crise et de dégager des propositions » garantissant leur recrutement dans les divers secteurs, tout en les encourageant à « créer des microentreprises » et « réunir un climat favorable à l’investissement ».

Mihoubi propose une réforme fiscale profonde

Azzeddine Mihoubi propose une « réforme fiscale profonde », qui exonère d’impôts « tous les salaires et les pensions de retraite » inférieurs à un niveau bien défini, en plus du réaménagement d’autres impôts. La réforme promise inclut la création de nouveaux barèmes de calcul de l’Impôt sur le revenu global (IRG) en vue de l’adapter aux salaires des secteurs public et privé. Il propose notamment « l’exonération de l’IRG des revenus inférieurs à 30 000 DA/mois et la suppression de la Taxe sur l’activité professionnelle (TAP) qui porte préjudice », estime-t-il, aux opérateurs économiques et les pousse à faire de fausses déclarations. Il propose également la révision des modes de recouvrement de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) pour soulager les consommateurs et la généralisation de l’IFU (Impôt forfaitaire unique) à toutes les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 50 millions de DA. S’agissant du soutien de l’Etat, le candidat promet d’aller vers des « subventions ciblées » au lieu du système actuel des subventions généralisées, en « dotant les familles défavorisées d’une compensation pécuniaire régulière ». Azzeddine Mihoubi s’est engagé, depuis Oran, à promulguer des lois « rigoureuses » pour sanctionner toutes les formes de violence exercées contre la femme. Il a déclaré que « toutes les formes de violence contre la femme sont rejetées et inacceptables ». Par ailleurs, il Mihoubi s’est engagé à relever de « 200% la pension de la femme au foyer » en reconnaissance à ses efforts d’éducation des enfants, et d’accorder des pensions supplémentaires aux handicapés. Abdelkader Bengrina promet, à son tour, un « relèvement progressif des salaires », en commençant par une augmentation du SNMG (Salaire national minimum garanti) sur la base d’études techniques. Il promet également de réduire l’IRG sur salaires qui constitue, pour lui, une « punition pour le travailleur producteur ».

Bengrina a passé lundi dernier une journée pénible. Il a été hué et chassé de trois wilayas différentes en une seule journée. Il entamé sa journée par une visite de la ville de Lakhdaria (Bouira). En arrivant sur place, il trouve des dizaines de jeunes qui lui demandent de quitter leur ville. Voulant entamer un dialogue avec des citoyens, il a été accueilli par les slogans « Bengrina dégage », « Pas de vote pour la bande » ou encore « Partez d’ici ».

Bengrina indésirable dans 3 wilayas

L’incident de Lakhadria s’est reproduit deux heures après dans la localité de Bordj Ghedir -Bordj-Bou-Arreridj). Faisant une halte dans cette localité des Haut Plateaux, le candidat a vite provoqué la colère des jeunes. Les services de sécurité ont eu des difficultés à éloigner les protestataires. Les mésaventures ont suivi le candidat jusqu’à la ville de Barika, dans la wilaya de Batna. Une foule nombreuse a organisé en fin d’après-midi une marche dans les rues de la ville pour exprimer son refus à la venue du candidat.

En matière de pouvoir d’achat Bengrina il compte « réduire l’écart important entre les salaires » dans les différents secteurs et entre les filières du même secteur, ainsi que l’écart entre les rémunérations dans les secteurs public et privé. Il promet, aussi, d’élargir l’assiette fiscale et d’instaurer un impôt sur la fortune. Une évaluation et une révision des exonérations fiscales accordées aux opérateurs sont également inscrites au programme du candidat qui promet, par ailleurs, de lancer un débat national autour de la réforme des subventions. Abdelaziz Belaïd, promet, de son côté, une « révision des salaires en fonction du pouvoir d’achat », avec la suppression de l’IRG pour tous les revenus équivalant au SNMG. Il promet aussi de « réformer la fiscalité locale » dans le sens d’un renforcement des ressources financières des communes, de l’activation du principe de solidarité intercommunale ainsi que la numérisation et la modernisation de l’administration fiscale. Belaïd s’engage à rationaliser les transferts sociaux en instaurant un « soutien direct au profit des nécessiteux », en vue d’une libération progressive du marché.

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