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Nationale

Carnet de campagne : Hanoune met déjà le turbo

Carnet de campagne : Hanoune met déjà le turbo

La SG du PT, Louisa Hanoune, n’a pas attendu longtemps pour déclencher les hostilités et enfourché ses thèmes favoris de campagne : la pauvreté, la défense du faible et, bien sûr, les augmentations des prix de certains produits dans le projet de la loi de fiances 2018.

A Oran, elle s’est attaquée à la politique d’austérité du gouvernement qui paralyse, selon elle, le développement économique du pays. Hanoune a évoqué une « paupérisation de la société » contre laquelle elle a appelé ses élus à lutter et « d’œuvrer au bien-être de la population ».

La pasionaria n’a pas manqué de crier sa vindicte quant aux augmentations des prix, dont ceux des carburants, dans le projet de loi de finances.

Elle estime, en effet, que « des augmentations des carburants de 6 DA pour l’essence et de 2 DA pour le gasoil nuisent non seulement aux simples propriétaires de véhicules, mais surtout aux agriculteurs et aux opérateurs du secteur économique, grands consommateurs de carburants ».

Hanoune a expliqué que « les solutions existent », proposant, entre autres, le « recouvrement des milliers de milliards de dinars d’impôts impayés et de prêts non restitués ». Pour sa part, le SG du parti du FLN, Djamel Ould Abbès, a affirmé lors d’une rencontre au palais des Nations que sa formation politique aspirait « à rafler la majorité absolue » des sièges aux élections locales.

« Nous sommes confiants et nous n’avons aucune appréhension. Nous avons 700.000 militants mobilisés pour faire triompher le parti », a-t-il déclaré.

Il a appelé les candidats à mener une « campagne électorale propre et civilisée », à la hauteur de la place qu’occupe le parti en tant que « colonne vertébrale de l’Etat algérien et force vive ayant prouvé sa présence dans l’Algérie profonde ».

Après avoir souligné que le programme électoral du parti s’inscrivait en droite ligne dans le programme du président de la République, Ould Abbès a interdit aux candidats et militants de son parti d’évoquer « l’élection présidentielle et le cinquième mandat » durant la campagne électorale des élections locales.

Il a soutenu que « le parti aura son candidat pour la prochaine présidentielle ». Il a nié que son parti a reçu des « aides » de l’administration lors de l’opération de dépôt des candidatures.

Le président du MSP, Abdelmadjid Menasra a mis l’accent, à Ouargla, sur l’importance d’œuvrer pour un développement équitable et pour un « équilibre » entre les différentes régions. Il, a indiqué que tous les Algériens « ont droit à un développement équitable », dénonçant des déséquilibres du fait d’une mauvaise gestion et d’une mauvaise répartition des richesses.

« Les citoyens sont tous égaux et doivent de ce fait être à un même niveau de citoyenneté. »
Selon lui, le MSP présente des candidats « compétents et intègres n’ayant les mains entachées, ni par l’argent sale ni par le sang des Algériens, des candidats à même d’assumer la responsabilité de gérer les affaires des citoyens ».

Le président du TAJ, Amar Ghoul, a affirmé que son parti ambitionnait d’offrir « une alternative positive » au développement local, qui constitue une priorité pour le citoyen.

A El Harrach, Ghoul a indiqué que la campagne de l’Alliance TAJ (composée du TAJ, du PED et du RPR) « était organisée sous le slogan « le développement local » et propose un projet de réformes portant essentiellement sur la réforme du code communal et de wilaya, de manière à conférer davantage de prérogatives aux présidents d’APC et d’APW, outre la réforme de l’investissement et du développement dans chaque commune et chaque wilaya.

Le président du Mouvement El Islah, Filali Ghouini, a expliqué, à partir de Blida, que le programme de son parti « s’articulait autour de neuf axes en relation avec les préoccupations quotidiennes des citoyens, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’environnement ».

Le président du Front El-Moustakbel, Abdelaziz Belaid, a indiqué à Tamanrasset que son parti plaide pour une répartition « juste » des ressources nationales entre le nord et le Sud du pays, et pour l’engagement d’une réflexion sur la création d’un fonds et d’un programme spéciaux pour la région. S’agissant de l’exploitation du gaz de schiste, l’orateur a estimé qu’il s’agit d’une ressource naturelle qu’il est préférable de « ne pas exploiter et de la laisser aux générations futures ».

Le porte-parole du RND, Seddik Chihab, a plaidé, à Boumerdes, pour la révision du code communal et de wilaya qui, a-t-il dit, « doit donner plus de prérogatives » aux assemblées et libérer l’initiative d’entreprendre et de création de richesses.

« Les APC doivent continuer à bénéficier du soutien de l’Etat à travers, notamment, l’augmentation des enveloppes allouées aux plans communaux de développement (PCD) qui vont passer de 35 milliards de dinars en 2017 à 100 milliards de dinars en 2018 dans le projet de la loi de finances », a-t-il souligné.

Le président du MPA, Amara Benyounes, a plaidé à Tamanrasset pour « la récupération de la totalité des prérogatives » de l’élu pour dynamiser sa mission localement.

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