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Nationale

Cap sur la transition numérique

Cap sur la transition numérique

Les membres du nouveau gouvernement commencent leurs sorties sur le terrain et s’efforcent de montrer leur « bonne volonté », comme promis à maintes reprises, d’aller vers un changement réel. Partant de ce postulat, moult défis devront être relevés par les responsables du secteur de la communication, d’autant que ce dernier assiste, de par le monde, à des mutations et à des révolutions numériques des plus insaisissables. 

C’est dans cette logique que s’inscrivent les réformes envisagées et annoncées par le ministre de la Communication, Ammar Belhimer, hier en marge de la célébration du 8e anniversaire de la création de la chaîne de radio Jil FM. Soulignant le caractère stratégique et majeur de ces réformes, Belhimer a plaidé pour une mise en œuvre dans les plus brefs délais d’une transition totale vers la communication numérique. Il a précisé que « l’échéance est très courte. D’ici à la fin du premier semestre de l’année en cours, et nous sommes tenus d’honorer nos engagements internationaux », a-t-il martelé.
Pour le ministre, la transition numérique va permettre à notre pays de mieux se positionner dans ce qu’il appelle « l’espace des chaînes de valeurs numériques », allant du début du processus jusqu’à la production du message, et de consolider, dira-t-il, la souveraineté dans le cyberespace. Non sans insister dans ce sens sur une notion fondamentale, « le capital humain » comme moteur irremplaçable pour atteindre cet objectif. « La préservation de la souveraineté nécessite une présence dynamique et puissante au sein du cyberespace ».
Il a indiqué dans le même ordre d’idées que la « pollution des réseaux sociaux » ne doit pas nous faire oublier que le paravent le plus efficace pour se prémunir de ce phénomène est le professionnalisme et la qualité du travail réalisé par le journaliste dans un environnement favorisant le respect des règles régissant la profession. 
Il a mis l’accent sur l’importance de la qualification, l’éthique et l’organisation de ce métier ainsi que sur les conditions socioéconomiques du journaliste. « La promotion du professionnalisme à toute épreuve. C’est le travail du journaliste de tous les jours, c’est aussi sa qualification et les conditions socioprofessionnelles. L’organisation de la profession et les respects des lois et de la vie privée en sont pour beaucoup », explique-t-il.
Belhimer a évoqué également, dans ce qu’il appelle « la concrétisation de cette transformation numérique », un élément non négligeable, à savoir la visibilité de toute entité souhaitant s’imposer dans le paysage médiatique national. À ce titre, il voit nécessaire une vision « consensuelle et collaborative » en vue de pouvoir atteindre les objectifs escomptés, et l’impératif de respecter « les obligations afférentes à un plan national de transformation numérique ». Il ne s’agit pas uniquement, explique-t-il, de s’intéresser à l’outil technologique, mais le plus prépondérant est la qualité de la production des contenus médiatiques à mettre à la disposition du public. « Il faudrait produire du contenu et ne pas se contenter uniquement de l’acquisition de la technologie », soutient-il, non sans rappeler que la liberté de la presse doit rimer avec le principe de responsabilité.
En tout cas, le chantier des réformes dans le monde de la presse s’avère très « pénible » à mener à bon port, au vu de l’état actuel de ce métier livré, depuis des années, à toutes sortes d’infractions et à une anarchie totale causant d’énormes dommages à la profession. 

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