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Nationale

Candidats aux législatives : 44 heures pour convaincre

Candidats aux législatives : 44 heures pour convaincre

L’opération de répartition des temps de passage des candidats des partis politiques et des listes indépendantes pour s’exprimer dans les médias publics (entreprise nationale de télévision et radio algérienne) dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives du 4 mai prochain a eu lieu hier à Alger.

Le tirage au sort pour la répartition des temps alloués aux partis politiques et aux listes indépendantes leur permettant de faire leur campagne électorale pour les législatives du 4 mai 2017 à travers les média publics, a été effectué hier à Alger par la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), en présence des représentants des formations politiques en lice et des candidats indépendants.

Cette campagne électorale dans la radio et la télévision débutera dimanche prochain pour durer 21 jours. Les unités de temps sont accordées en proportion du nombre de listes de chaque parti.

Aussi les deux formations politiques au pouvoir, en l’occurrence le FLN et le RND, ont-elles le plus long chrono avec 29 unités chacun du fait qu’elles sont représentées au niveau des 48 wilayas en plus de 4 circonscriptions à l’étranger (Tunisie, France et Etats-Unis).

Les représentants de chaque liste interviendront pendant cinq minutes pour présenter les grands axes de leur programme et faire l’éloge de leurs candidats.

Dans une discours présenté à cette cérémonie, le représentant de la Haute instance indépendante de surveillance des élections, Ali Gharzouli, a indiqué que la rencontre d’aujourd’hui constituait « un des maillons entrant dans le cadre de la coopération et de la communication pour le parachèvement des préparatifs en prévision de la tenue des législatives du 4 mai dans les meilleures conditions ». Il a précisé que la technique utilisée dans le tirage au sort « assurera un passage à l’ensemble des candidats de manière juste et équitable ».

D’autre part, Gharzouli a souligné que le renforcement de la coopération avec la Haute instance indépendante de surveillance des élections et ses partenaires sur la scène nationale « n’est plus une exigence dictée par la conjoncture décisive que traverse l’Algérie, mais s’impose tel un devoir national afin de réaliser le sursaut escompté en matière de pluralisme politique et d’exercice démocratique ».

Il a estimé également important de bâtir la confiance entre cette instance et ses partenaires notamment parmi la classe politique (partis politiques et listes des candidats indépendants) ainsi que les différents médias.

La protection de la voix de l’électeur influe « de façon positive et directe » sur la stabilité du pays et sur le processus d’édification et de défense des réalisations du pays, a-t-il encore dit avant d’affirmer que la prise de conscience du citoyen quant à l’importance de sa voix conforte en lui le sens du patriotisme et l’amour d’appartenance à cette patrie.

Gharzouli a ajouté enfin que « le prochain rendez-vous électoral est une échéance qui intéresse tous les Algériens car affirmant de manière définitive que le choix du peuple est seul en mesure de conférer la légitimité », rappelant que pour « garantir ce choix, il est nécessaire de réunir toutes les conditions pour donner aux électeurs la meilleure image des candidats.

Pour sa part, le conseiller à l’information du FLN, Moussa Benhamadi, a déclaré à la presse en marge de cet événement que la campagne électorale de son parti débutera officiellement dans la wilaya de Khenchela.
« Le coup d’envoi de la campagne sera lancé à partir de Khenchela mais nous avons un vaste programme qui comporte l’organisation de meetings et de rassemblement régionaux à travers le pays ».

Interrogé sur la polémique sur le secrétaire général de son parti, Djamel Ould Abbès à l’approche des élections, le porte-parole du FLN a assuré que « cette problématique ne devrait pas impacter le bon déroulement de la campagne électorale. « Nous préparons le succès de notre parti aux élections et non pas le renversement de son secrétaire général », a-t-il répliqué.

Concernant l’appellation FLN tout court au lieu du « Le parti du FLN », un détail qui a suscité l’indignation de certains partis qui prétendent que le vieux parti utilise sa référence historique pour se placer au-dessus de ses rivaux, Benhamadi a répondu qu’il ne s’agit là que d’une faute de frappe et que le FLN est connu dans les village et les montagnes par cette appellation depuis 1954.

Pour rappel, le nombre des candidats aux prochaines législatives a atteint 12 591 répartis sur 1 088 listes dont 797 représentant 63 partis, 163 listes indépendantes et 128 listes pour trois alliances. Le nombre de candidats hommes est de 8 646 (68,67 %) et celui des candidates est de 3 945 (31,33%).

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