CAN 2025 / Petkovic : «Répondre présents sur le terrain» Respect oui, peur non : Le message clair de Petkovic
À la veille du choc face à la République démocratique du Congo, le sélectionneur national Vladimir Petkovic s’est exprimé en conférence de presse avec lucidité et détermination. Conscient de l’enjeu, il a rappelé l’objectif principal des Verts. «C’est une rencontre importante. Nous voulons rester dans cette compétition.
L’adversaire est très fort, avec une histoire et des résultats positifs, mais nous ferons le maximum pour nous imposer. Nous avons les moyens de réussir». Revenant sur le parcours précédent, le technicien a insisté sur la nécessité de se projeter. « La première étape est passée, c’est du passé. Aujourd’hui, nous sommes au point de départ face à des adversaires très solides. Mon état d’esprit est clair : je veux remporter le prochain match». Petkovic a également mis en avant la profondeur de son groupe et l’émergence de jeunes talents, à l’image de Hadj-Moussa et Maza.
Interrogé sur les deux Fennecs, Petkovic a souligné l’importance de cette CAN dans leur développement, estimant que cette expérience internationale sera déterminante pour leur progression :
«Deux jeunes joueurs incarnent l’avenir de l’équipe. Nous avons environ 28 joueurs avec un niveau très proche. Il faudra aussi une part de réussite». Sur la RD Congo, le sélectionneur se montre respectueux mais sans crainte. «C’est une équipe cohérente, solide, avec de fortes individualités et un bon collectif. La peur n’existe pas dans le football. Le respect, oui, mais pas la peur. Elle a des forces et des faiblesses, et nous tenterons d’en profiter». Enfin, il a conclu en affirmant la ligne de conduite des Verts : «Nous devons imposer notre stratégie et répondre présents sur le terrain», conclut-il.
Conscient que les matches à élimination directe se jouent parfois bien au-delà des 90 minutes, Vladimir Petkovic a insisté, ces derniers jours, sur un travail spécifique : les tirs au but. De longues séances ont ainsi été consacrées à cet exercice particulier, où la technique et la gestion de la pression sont souvent déterminantes. Les joueurs ont ainsi été soumis à de longues séries de tirs au but en fin de séances. Au cœur de ces séances, Luca Zidane a été longuement mis à contribution. Le gardien numéro 1 des Verts a multiplié les duels avec ses coéquipiers, sous l’œil attentif du staff technique. Un travail intense, aussi bien physique que psychologique, destiné à le préparer à un éventuel scénario décisif. A travers ces exercices prolongés, Petkovic ne veut rien laisser au hasard. Sans obsession, mais avec méthode, le sélectionneur entend donner à son groupe toutes les armes nécessaires pour aborder ce rendez-vous crucial avec efficacité.
Bennacer : «Match important face à une très bonne équipe»
Ismaël Bennacer s’est présenté en conférence de presse avec un discours clair et déterminé. Le milieu de terrain des Verts a souligné l’importance de l’enjeu. «C’est un match très important face à une très bonne équipe du Congo. C’est une rencontre à élimination directe, il faudra montrer de quoi nous sommes capables, rester sur la bonne dynamique et tout donner sur le terrain». Pour Bennacer, la mentalité sera décisive. «Il faut garder la bonne mentalité, être concentrés et montrer notre vrai visage. On doit rester dans la continuité et se battre jusqu’au bout»
Pour l’ancien joueur de l’AC Milan, l’objectif est clair : « Continuer sur cette lancée, avoir la bonne mentalité sur le terrain et montrer de quoi on est capable ».
Évoquant Ibrahim Maza, il a salué son potentiel. «C’est un joueur très talentueux et très mature sur le terrain. On essaie de l’accompagner pour qu’il exprime toutes ses qualités. Il le fait très bien et j’espère qu’il nous fera gagner des matches». Revenant sur l’objectif collectif, il a été clair. «Nous avons gagné la CAN, mais il faut redorer notre blason et passer à autre chose. Nous sommes décidés à tout faire pour gagner le match de demain».Le milieu algérien a également mis en avant la maturité croissante du groupe, composé d’un savant mélange entre joueurs expérimentés et jeunes talents. « On essaie de mieux se comprendre. Il y a de très bons jeunes, que ce soit ici ou en Europe. Personne ne triche, tout le monde travaille et respecte le groupe », a-t-il souligné, saluant l’état d’esprit collectif.
En tant que cadre de l’équipe, Bennacer assume pleinement son rôle de transmission. « C’est normal qu’il y ait des exemples sur le terrain. Il faut transmettre ce que représente le fait de jouer pour l’Algérie, comment se comporter, et surtout tout donner », a-t-il affirmé. Sur Riyad Mahrez, Bennacer a insisté sur son leadership. «C’est notre capitaine, très impliqué sur et en dehors du terrain. C’est un plaisir de jouer avec lui». Enfin, il a conclu sur la RD Congo. «C’est une équipe complète, et ce sera une belle affiche. On la respecte, mais on va tout donner pour gagner et n’avoir aucun regret».

Fin de CAN pour Hadjam
Le sélectionneur national, Vladimir Petkovic, a annoncé, lors de la conférence de presse tenue, hier, à la veille du match face à la RD Congo, comptant pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations, la libération du joueur Jaouen Hadjam en raison d’une blessure à la cheville. Le défenseur algérien avait été victime d’un tacle appuyé dès les premières minutes de la rencontre face au Burkina Faso, lors de la deuxième journée de la phase de groupes, contraignant le staff technique à procéder à son remplacement par Baghdad Bounedjah. Petkovic a précisé que toutes les tentatives avaient été entreprises pour permettre au joueur de récupérer. «Nous avons fait tout notre possible pour remettre le joueur sur pied, mais cela n’a pas été possible. Nous avons donc décidé de le libérer afin qu’il puisse poursuivre son traitement au sein de son club», a-t-il expliqué.
En prévision de son huitième de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, l’équipe nationale affine ses réglages avec un souci du détail assumé.
Historique Algérie-RD Congo
L’Algérie qui a fini 1ère du groupe E sera confrontée, aujourd’hui à (17h00), à la République Démocratique du Congo (RDC). Les deux pays se sont affrontés à 6 reprises dans leurs histoires dont 2 fois en CAN avec un net avantage pour les Verts : 2 victoires et 4 nuls
Trois matchs en compétitions et trois matchs amicaux, tel est le bilan des rencontres entre Fennecs et Léopards. Les 3 matchs amicaux ont servi de préparations pour différentes CAN. Le premier amical a eu lieu en août 2002 à Blida. Le score s’est terminé sur une égalité de 1-1, le but algérien a été marqué par Haddou Moulay sur pénalty. Les deux autres amicaux (en 2008 et 2019) se sont finis sur le même score (1-1). A noter que le match de 2008 s’est joué en France, sur un terrain municipal, en région parisienne, à Goussainville. Le lieu avait été tenu secret et sans médias, pour éviter un grand nombre de spectateurs algériens. Mais rien n’arrête le supporter algérien et l’afflux fût important.
La république du Congo a accueilli les Jeux Panafricains de 1965, à Brazzaville. Algériens et Congolais étaient dans la même poule, en compagnie de la Côte d’Ivoire et du Madagascar. Après une défaite (0-1) contre les Ivoiriens, les coéquipiers de Lalmas ont écrasé la RDC 4-1 avec un triplé de d’Hachouf et un but de Zefzef. Pour leur dernier match, les Fennecs ont pris le dessus 1-0 sur Madagascar et se sont qualifiés pour les demi-finales. L’Algérie finira 4ème de cette compétition.
Les Fennecs retrouvent les Léopards lors de la coupe d’Afrique marocaine de 1988. Placés dans le même groupe que le Maroc et la Côte d’Ivoire, les 2 pays se retrouvent au dernier match de poule et malheur au perdant ! Après la défaite face au Maroc (1-0) et le nul (1-1) contre les Ivoiriens, l’Algérie n’avait pas le droit à l’erreur. Comme l’avait dit son stratège, Lakhdar Belloumi, à l’époque : « si nous perdons, nous plions bagages ». Dans un match très disputé, c’est finalement Drid et ses coéquipiers qui arrachent les points de la victoire grâce à un but de Kader Ferhaoui. La RDC, qu’on appelait à l’époque, le Zaïre rentre chez lui puisqu’il termine dernier du groupe. Pour la petite histoire, la sélection algérienne se qualifie pour la demi-finale après un scenario dramatique.
A l’issu des matchs du 1er tour, Ivoiriens et Algériens sont à égalité parfaite (nombre de points, différance de buts…). La CAF a départagé les 2 équipes via un tirage au sort. Les Verts sortent du chapeau et iront affronter le Nigéria en demi-finale. Les Super Eagles l’emporteront aux tirs aux buts (8-9). Belloumi se consolera avec la médaille de bronze prise au détriment du Maroc, lors de la petite finale où le gardien algérien, Naceredine Drid arrêtera le pénalty d’un marocain, tiré…à 3 reprises.
Lors de la CAN 2000, l’Algérie joua encore un mauvais tour au Congo. Les deux pays se retrouvent encore dans le même groupe, lors de la phase de poule. Dès le 1er match, les protégés de Nasser Sandjak affrontent la RDC. Dans un match haché, il y a eu très peu d’occasions de chaque côté. Malgré une ligne d’attaque composée de Farid Ghazi, Rafik Saifi et Fawzi Moussouni, les Verts n’ont pas réussi à marquer. Le match s’est fini sur un score de parité 0-0. L’Algérie s’est quand même qualifiée pour la suite de la compétition alors que la RDC se voit encore de plier bagages. En ¼ de finale, les Verts flanchent contre l’une des meilleures équipes du tournoi, le Cameroun de Song, Foé, MBoma, Eto’o… sur le score de 1-2.