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Sports

CAN 2023 : Les « Verts », en convalescence, repartent de l’avant

CAN 2023 : Les « Verts », en convalescence, repartent de l’avant

Deux petites réalisations et des assurances. Des promesses pour une sélection algérienne pas encore remise de son cuisant échec en éliminatoires de la Coupe du Monde. Un onze que le public, qui a fait le déplacement du « 5 Juillet » et savait que le retour à la compétition après le traumatisme né de ce fameux contre le Cameroun qui brisera bien des espoirs était porteur de complications, ne semble pas abandonner.

Et ce match contre un adversaire ougandais venu pour se défendre et limiter la casse, sera finalement des plus compliqués même si, au bout, la victoire, aussi laborieuse qu’étriquée, est au rendez-vous.

Deux petites banderilles signées Mandi et Belaïli (un chef d’œuvre que ce bijou de l’enfant d’Oran qui scellera le sort d’une explication où seule la victoire comptait) pour des retrouvailles marquées par l’envie affichée par les joueurs (anciens et nouveaux) de tourner la page même si, en conférence de presse d’après-match, le coach Belmadi, mesuré dans ses propos, reconnaîtra que ses joueurs, encore sous le coup du ratage du Mondial, avaient hâte de passer à autre chose.

Deux-zéro. Pas beaucoup ni cher payé pour un onze ougandais qui n’aura que rarement fait le poids mais contraint à la défensive en usant, par moments d’antijeu, pour limiter les dégâts.

Deux buts et assez pour tirer de premiers enseignements. Qu’il n’y a pas de petites ou de mauvais succès. Surtout que le malade sort à peine de la salle de réanimation après un accident de parcours (ces 10 dernières secondes de déconcentration contre le Cameroun auront provoqué un véritable séisme partout en Algérie) dont on a pu évaluer la résonnance. Quatre années de dur labeur parti en fumée et une déception que joueurs et fans mettront longtemps à digérer. Deux-zéro. En d’autres circonstances, on aurait opté, sans risque d’être démentis, que Slimani, resté muet à l’occasion mais resté digne, comme tous ses camarades, dans cette conjoncture si particulière, pour un autre titre. » En gagnepetits », les Fennecs se défont, sans convaincre, d’Ougandais bien faibles.

Deux petits buts mais un succès quand même. Assez pour chasser, on l’espère, les doutes. Repartir du bon pied. De l’avant en attendant de confirmer le statut de super favori d’un groupe dont ils prennent déjà le fauteuil de leader après le nul entre le Niger et la Tanzanie, ce dernier devant les accueillir mercredi prochain à Dar Essalem à 17h00 dans un match-piège mais devant marquer définitivement la fin du cauchemar pour une équipe algérienne qui a besoin du soutien et du réconfort de ses supporters.

Des supporters qui n’ont pas la mémoire oublieuse. Ce dont tout le monde se félicite. D’autant plus que le temple du « 5 juillet » (la preuve que les Fennecs ont toujours la confiance du peuple) a tenu, assez rare pour ne pas le souligner, de laisser aux vestiaires (pour rester dans le jargon footballistique) son étiquette de « Tribunal ». Une structure qui s’est départie de sa « froideur » légendaire pour témoigner tout l’amour qu’il témoigne pour ses favoris.

On l’aura constaté une première fois pour saluer l’ouverture du score de Mandi, ou le retourné spectaculaire de l’artiste Belaïli qui n’en restera pas là, au grand bonheur des puristes, en se mettant en valeur, sur le second but, par des gestes techniques dignes des grandes stars de la planète-foot. Un coup de génie. Un festival de dribbles dévastateurs par ci, un crochet splendide par-là, la moitié de l’équipe adverse passée en revue et réduite à le regarder faire. Apprécier tant de talent avant de conclure par une pichenette au ras du poteau.

Les Verts, avec un effectif remanié, sont revenus samedi soir sur les hauteurs d’Alger avec l’objectif de conjurer les mauvais sorts. Pas mieux qu’un succès tellement précieux pour le dire. Petit succès ? Les psychologues, que nous ne sommes pas, vous diront que seule la victoire est belle. Qu’il n’y a pas à faire la fine bouche. Il y avait l’envie et le talent lors de cette belle soirée. Doublés d’un sacré défi : se préparer à une nouvelle ascension des durs sommets africains. Et c’est Belaïli, au sommet de son art, qui en fait la promesse. Celle d’offrir au public algérien un nouveau trophée des nations dès l’édition ivoirienne. Pourquoi pas puisque le moral semble revenir pour des joueurs maintenant libérés !

Il ne fallait surtout pas rater ce nouveau départ et Zeghba, qui supplée avec bonheur l’inamovible M’Bolhi dans les cages, a fait le boulot. En repoussant un penalty qui aurait changé bien des choses, voire le déroulement d’un test (c’en fut un) plus ou moins bien maîtrisé. Il ne faut pas se plaindre. On ne s’en plaint pas.

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