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Nationale

Campagne référendaire: l’incroyable alignement des partis politiques

Campagne référendaire: l’incroyable alignement des partis politiques

A vingt jours du référendum, la majorité des partis politiques ont fait leur choix. En majorité, ils sont pour une participation, sauf que certains n’ont donné aucun mot d’ordre à leurs militants, alors que d’autres sont favorables au oui. Il est évident que la mouvance dite du PAD (partis de l’Alliance démocratique ) est contre, estimant que la révision constitutionnelle ne répond pas aux revendications populaires exprimées lors des manifestations du vendredi de l’an passé.

Mais globalement, bien que le chef de l’État ait exprimé ouvertement qu’il ne compte sur aucun parti politique dans son initiative, ces formations se sont mobilisées pour animer cette campagne électorale, organisant des meetings et des rassemblements, lançant des actions de proximité dans des quartier. Selon leurs assertions, il faut sensibiliser les citoyens et les convaincre à venir aux bureaux de vote.

C’est un autre chantier que même ces partis n’ont jamais pu entreprendre, ni achever dans des circonstances plus favorables. Comment ces appareils, dénoncés tous les vendredis de l’année 2019, se mettent aujourd’hui dans la peau d’éclaireur aux citoyens ? Des partis dont leurs patrons croupissent toujours, et pour longtemps, dans les prisons pour des affaires de corruption et de malversations, cherchent une nouvelle virginité politique à travers cette campagne. Les citoyens ont-ils oublié leur soutien incommensurable au folklore du cinquième mandat ? Comment expliquer ces soutiens inconditionnels au projet de révision constitutionnelle ?

Car, les ex-partis de l’Alliance présidentielle sont toujours là, répondant présent, ne connaissant aucune autocritique, ni révision de leurs propres statuts, organes et textes. En quelques mois, ils se sont mis au garde-à-vous, offrant des allégeances aux nouveaux maîtres. FLN, RND, TAJ, MPA, et d’autres organisations satellites, ne cachent plus ces inédites formes de praxis politique. Alors que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait dès le départ marqué son territoire, celui de n’avoir aucune attache partisane, ni à une sordide alliance, ni à une mouvance hybride. Tebboune sait que ces appareils gravitent autour des pouvoirs réels pour des raisons clientélistes ou rentières, des partis bien que n’ayant aucune crédibilité auprès de l’opinion publique, s’évertuent à jouer aux trompettes et aux bendirs pour une cause qui n’est pas la leur.

Certains observateurs ont senti ce retour sur la scène médiatique comme un piège politique tendu au locataire du palais d’El Mouradia. Ce dernier revendiquant une indépendance totale et surtout une émanation du hirak béni. Sentant le danger politique de cet alignement des partis jadis porte-flambeau du cinquième mandat, Tebboune compte sur la société civile et les réseaux associatifs pour mener à bien son processus de réforme.

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