Calcul de l’intégration dans l’industrie automobile : Vers l’élaboration d’un référentiel national
Un référentiel national d’intégration dans l’industrie des voitures, des autobus et des motocycles sera élaboré, lequel permettra de calculer les taux d’intégration réalisés par les constructeurs. Le groupe de travail chargé de cette mission a été installé hier par le Premier ministre.
L’augmentation du taux d’intégration nationale, notamment dans l’industrie automobile, constitue une priorité stratégique pour les autorités qui imposent des taux d’intégration progressifs pour la production de véhicules, et ce dans le but de remplacer l’importation de pièces de rechange par une production locale.
C’est dans ce sens qu’un référentiel national d’intégration dans l’industrie des voitures, autobus et motocycles sera élaboré. Le groupe de travail chargé de cette mission a été installé hier par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, lors d’une réunion ministérielle, a indiqué un communiqué des services du Premier ministre.
Ce référentiel constituera « le document de référence pour le calcul des taux d’intégration réalisés par les constructeurs en vue de leur permettre d’obtenir les avantages préférentiels prévus dans le cadre législatif et réglementaire régissant cette activité ».
Ce document référentiel permettra aussi de mettre en place un socle pour la création et le développement d’un réseau national intégré de sous-traitants spécialisés dans la fabrication des différentes pièces et composants liés à cette industrie, dans le but d’augmenter progressivement le taux d’intégration nationale, ce qui contribuera à asseoir une véritable industrie automobile durable et à opérer une intégration effective dans les chaînes de valeur y afférentes, a précisé la même source.
Cette initiative contribuera, en outre, « à créer de nouveaux postes d’emploi durables dans diverses branches liées à cette industrie et à renforcer le transfert de technologie, en sus de développer les compétences nationales et de réduire la facture d’importation des pièces détachées et des composants », ont indiqué les services du Premier ministre.
L’Algérie, qui ambitionne de bâtir une vraie industrie automobile, œuvre, en effet, à développer la sous-traitance, principalement à travers le renforcement du tissu de PME sous-traitance, en vue réduire l’importation, et ce en encourageant la production locale de pièces de rechange et de composants.
Cette vision, souvent évoquée par les responsables, a été réitérée récemment par le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekkache, à l’occasion de la première édition du Salon Mechanica Algeria 2026, tenue la semaine dernière à Oran.
Il avait alors souligné l’importance du développement de la sous-traitance industrielle en tant que mécanisme efficace pour augmenter les taux d’intégration locale et pour bâtir des chaînes de valeur nationales capables de renforcer la compétitivité de l’économie nationale et de réduire les importations.
Signalant le fait qu’une part importante des importations nationales concerne des composants pouvant être localisés en Algérie si un réseau de sous-traitance organisé, qualifié et intégré au système industriel est mis en place, il a mis en avant les efforts déployés pour renforcer les opportunités de sous-traitance industrielle à travers les initiatives supervisées par le Groupe Stellantis Algérie, producteur des véhicules de la marque Fiat.
Une orientation désormais adoptée par les constructeurs, qui intègrent de plus en plus les opérateurs locaux. On peut citer, dans cette optique, la signature d’environ 35 accords lors du Salon Mechanica Algeria entre des opérateurs économiques privés, des constructeurs automobiles et des fabricants de pièces de rechange, dont quatre conclus par la société Stellantis pour la production des véhicules Fiat avec des sous-traitants spécialisés dans les équipements et pièces automobiles.