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Culture

Café et thé dans les gradins

Café et thé dans les gradins

Ouverte ce jeudi 25 juin, à l’espace Agora de Raidh El Feth à Alger, la dixième édition du Festival national de la chanson chaâbi, met en compétition vingt-quatre interprètes sous l’appréciation d’un jury présidé par Abderahmane Lounes Aïssaoui qui décernera le mardi 30 juin quatre prix.

Inauguré par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, le dixième Festival national de la chanson chaâbi sera marqué, lors de cette première soirée par l’absence de l’invitée d’honneur, la chanteuse mezzo-soprano Nacima Chabane qui s’est rétractée en dernier lieu pour des motifs techniques et artistiques.

L’une des quatre candidats à se présenter sur la scène dans l’Agora de Riadh El Feth est la jeune Dahouia Baghdadi de la wilaya de Chlef, une belle voix féminine, mais qui s’inscrit plutôt dans le genre andalou. Elle est à sa première participation à ce festival, après avoir fait son apprentissage au sein de l’association El Othmania avec Cheikh Allal Mohamed, puis à l’association Awthar sous la direction Mâlmi Djamel. Cette révélation « démontrer que le chaâbi n’est pas uniquement réservé aux hommes.

L’art n’appartient ni aux hommes ni aux femmes. L’art est une passion à laquelle l’individu, que ce soit un homme ou une femme, se voue pleinement. Si j’ai choisi de faire une carrière dans le chaâbi, c’est parce que c’est un patrimoine que je tiens à perpétuer et à partager avec le public. C’est un héritage culturel, musical et historique que je m’emploie à pérenniser et à fructifier à travers mes expériences ».

De leur côté, Guerrouani Adda de Tiaret, Achour Mokhtar de Béjaïa et Saadi Amine d’Alger ont interprété des standards du genre chaabi, notamment le titre El kahwa oua latay qui n’est justement pas facile à reprendre, tant le rythme doit être bien soutenu. Chaque candidat doit assurer un récital d’une vingtaine de minutes sous l’appréciation d’un jury présidé par le chercheur, l’auteur et le poète Lounes Aïssaoui dit Abderahmane.

Avant cette animation musicale en plein air, les organisateurs, accompagnés du ministre de la Culture, ont rendu hommage aux regrettés Kamel Messaoudi (1961-1998) d’Alger et Rachid Nouni (1943-1999) de Blida, deux grandes figures du genre populaire qui ont marqué plusieurs générations. Deux films seront alors projetés sur la vie artistique de ces personnalités devant une assistance qui a vite investi les gradins de l’Agora.

Assis à même le béton de cet espace, les visiteurs, les mélomanes et plusieurs familles ont quand même apprécié les interprètes et l’orchestre pilote dirigé par Abdelkrim Amimour. 

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