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Caf- Faf : tout baigne, vraiment ?

Caf- Faf : tout baigne, vraiment ?

Enfin des vents favorables qui soufflent sur le football national. Des signes palpables que les relations entre la Faf, longtemps restée en retrait, et la Caf, où rarement les jeux de coulisses ont fait aussi rage, rentrent doucement mais sûrement dans l’ordre ? Dans le sens voulu par l’opinion sportive algérienne qui s’est rendue compte, par une désastreuse soirée blidéenne et ce fameux match de la honte contre le Cameroun, combien était nécessaire un redéploiement urgent au plus haut niveau des instances continentales ? La récente visite de travail à, Alger du N°1 de la Confédération africaine de football , le sud-africain Motsepé, a peut-être (on dit peut-être) ouvert la voie à une normalisation à confirmer.

Arusha, Tanzanie. L’état-major de l’instance en charge de la gestion du jeu à onze africain s’est donné rendez-vous pour mercredi 10 juillet, dans cette belle ville, pour tenir son Assemblée Générale Ordinaire. Que faut-il en attendre et que peuvent espérer les dirigeants de la Faf menés par son nouveau président Zefizef d’un conclave qui ne peut-être qu’ordinaire ? Sans grosses incidences quand on sait que les grandes décisions sont souvent prises en dehors de ce cadre.

Le sud-africain Motsepe, passé tout récemment par la capitale algérienne, s’il fait largement mieux que son prédécesseur Ahmed Ahmed, le malgache dont le passage a fait des dégâts et laissé d’énormes ardoises en plus de diviser encore plus une famille du football continental déjà désunie, semble en plus porteur de projets en mesure de redonner vie à un entité (la Caf) avançant à l’aveugle et minée par d’énormes dissensions.

Des pratiques d’un autre âge donnant, toujours, une image peu glorieuse de la discipline en Afrique.Une Afrique qui « avance » (recule, serait le mot approprié) en rangs dispersés avec des unions se faisant et défaisant au gré d’intérêts occultes.

De visions étriquées, d’arrière-pensées politiques où l’Algérie du football (pour rester dans le sujet) aura constitué la « victime » de choix, les deux derniers présidents passés par Dely Brahim ayant, dans ce registre précis, montré des lacunes graves et une incapacité manifeste à honorer leurs responsabilités. Depuis l’épisode Tchaker et le scandale Gassama, préparé en coulisses pour barrer la route du Qatar aux « Verts » et qui se comportera en terrain conquis, restera comme le sommet de l’incompétence de dirigeants pourtant élus pour.

Un isolement payé cher, Belmadi et ses joueurs avançant, impuissants et sans protection, sur de véritables mines (l’une d’elle s’appelant Gassama) avant de se voir priver de Mondial 22.
Une AG ordinaire ne pouvant être qu’ordinaire, les spéculations ne peuvent paraître que puériles même si, comme dirait Zefizef, le patron du football africain, notamment depuis son détour par Algérie et l’audience que lui a accordée le Président Tebboune, prête une oreille attentive aux désidératas de la partie algérienne. Ne semble pas évoluer avec des fils à la patte comme le fut Ahmed Ahmed qui aura joué jusqu’au bout le rôle de marionnette aux mains de cercles rompus à l’exercice de la manipulation.

Patrice Motsepe, c’est l’un des sujets (le plus important même) s’apprête à dévoiler, devant ses pairs, les contours d’un projet dont l’idée a été lancée par les Européens (l’UEFA) mais qui hésitent à faire le grand pas face à la résistance de nombreuses fédérations du Vieux Continent. Ordinaire sera cette AG où il s’agira d’acter un fait accompli, les africains, sentant le « gros coup financier », n’auront pas d’autres choix que d’applaudir.

Signer à deux mains. Sans voir. Le reste, et avant d’autres réunions, on retiendra cette déclaration de Zefizef où il enregistre avec une certaine satisfaction, avant de prendre l’avion pour la Tanzanie, que Motsepe est « un homme de parole (…) il nous promis une réforme, il est passé à l’acte ».

Quelles en sont les grandes lignes ? Selon toute vraisemblance, le grand coup de pied dans la fourmilière dans le très sensible volet de l’arbitrage où certains noms font la pluie et le beau temps au détriment de certains pays restés en retrait.

Il était temps, on l’accorde, de secouer le cocotier. Pour quels résultats ? Surtout pas, on l’espère, de créer d’autres monstres du genre Gassama ou son protecteur, le Seychellois Eddy Maillet, dont le limogeage serait le point de départ à une réforme multidisciplinaire. Attendons pour voir …
A.A

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